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Saisons de Pothos
Des pas montent
l'escalier
Au bout des
saisons des
pas inutiles
Je n'irai plus
dans les champs
de maïs
S'arrêter le long
du silence
Je viendrai te
voir partir...
S'asseoir face
à la mer
Si tu vas à la
lisière du temps
Printemps d'été
J'ai vu trébucher
la solitude
Le saule du
sentier
Retour d'espoirs
L'enfant de la
gare des champs
Trop naïf sourit
le mensonge
Indifférence
du temps
A l'entrée du
dernier pont
Sur le chemin des
rencontres
Il s'est assis
Quand la pluie
s'est arrêtée
La nuit de
Schwarzwald
Instants nus
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S'ASSEOIR FACE A LA MER
Je ne voudrais plus m'asseoir
Face à la mer...
Les souvenirs sont des bouées trop fragiles
Sur les eaux des solitudes,
Le corps des saisons
Revient toujours défiguré aux rives du temps
Et les crépuscules ont souvent des soifs amères
Pour qui s'oublie à attendre...
Il y a pourtant foule à toute heure
Au bord du passé
Face à la mer...
Le sable est si tiède
Sous un soleil-miroir
Qui se souvient de l'été
Malgré tant d'oiseaux
Aux ailes si vastes
Sur ces eaux d'automne
Qui peu à peu se fanent
En couleurs de regrets...
Dans la paix du soir
A contre-jour de l'oubli
Le sourire d'un passant
A peine aperçu
Me ramène mendiant
A l'orée du désir...
Sur ses lèvres entrouvertes
Prêtes
- qui sait -
A naufrager dans mes songes
Je revis
Face à la mer
En cette fin d'après-midi
Le bonheur de la lumière
Alors qu'elle dansait
Eperdue de beauté
Sur ton front
Sur tes hanches
Encore chauds de jeunes foins
- chaleur de liberté -
Dans ta grange-cathédrale
Où se couchait avec nous
Le couchant de l'été...
Janvier 1990
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