Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
Accueil | Livre d'Or | Biographie | Ecrivez à Angelo

Fleuves

Si tu reviens d'un
long voyage

Il neige dans la
cour intérieure

J'ai vu le vent
courir dans
les roseaux
du fleuve

Le Vent Viendra
Branche cassée
Le voilier du matin
Sur la marche la
plus haute

Il y avait pluie de
faucons et lunes
d'été

J'ai reconnu ton
silence

Tu es parti
le dernier

L'amour n'a pas
entendu

Un samedi soir à la
porte de l'arénas

La main des pluies
attendues

Les hennas de
l'époux promis

Traversée
Moularés
Sur la route du Sud
Migration
L'écluse
La forêt dans
le jardin

Le chemin que j'ai
pris hier soir

L'arbre aux
drapeaux

Le vin d'Anacréon
L'appel des hérons
et des foulques

Les yeux du silence
Ecouter


ECOUTER

Ecouter
Regarder
Ecouter encore
Ecouter toujours
La voix du chemin
Les secrets de la vie
Le chant du chacal
Le chant du devenir
Qui appellent au désir
Le désir d'aller plus loin
Plus loin que là-bas
Le désir de se perdre
Dans les eaux du fleuve
Le fleuve enfant
Le fleuve ultime
Le fleuve aux visages
Le fleuve aux yeux verts
Aux regards de pluie
Aux lèvres sans malice
Où tout est possible
Et rien n'existe .
Ses mains de larmes
De rires
Caressent l'instant
Visage aimé du lointain
Ligne droite
Oblique
Du temps
Où s'écrivent les mots
Invisibles
Inutiles
A la recherche du silence
L' Un complet
Le Tout immobile .
Le feu brûle les nuages
L'orage éclate
Apaise la soif
La terre se vêt d'apparences
Elle sème des visions
Dans les champs de l'espoir .
Demain il y aura des blés et luzernes
Tendres
Pour les regards de l'attente .
Les cendres du dernier voyage
Cendres du temps
Des mots
Des visages
S'en iront avec le vent
Lumineux
Libre
Celui qui annonce les matins et les soirs
Le soleil qui veille sur la nuit
Qui n'en finit jamais d'écouter
De mettre au monde l'amour
Sur le fleuve infini
Du jour qui commence
Avec de nouveaux pas
Sur la grève de la vie
Qui écoute
Regarde
L'eau qui s'en va
Toujours jeune
Ici
Et là-bas .

Décembre 1996

<-

Copyright (C) Angelo Venturi 1996-2006 - Est interdite toute reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement écrit de l'auteur. La copie est strictement réservée à l'usage personnel.

Pour de plus amples informations sur l'usage de ces poèmes écrivez à: webmaster@angeloventuri.com.