Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Fleuves

Si tu reviens d'un
long voyage

Il neige dans la
cour intérieure

J'ai vu le vent
courir dans
les roseaux
du fleuve

Le Vent Viendra
Branche cassée
Le voilier du matin
Sur la marche la
plus haute

Il y avait pluie de
faucons et lunes
d'été

J'ai reconnu ton
silence

Tu es parti
le dernier

L'amour n'a pas
entendu

Un samedi soir à la
porte de l'arénas

La main des pluies
attendues

Les hennas de
l'époux promis

Traversée
Moularés
Sur la route du Sud
Migration
L'écluse
La forêt dans
le jardin

Le chemin que j'ai
pris hier soir

L'arbre aux
drapeaux

Le vin d'Anacréon
L'appel des hérons
et des foulques

Les yeux du silence
Ecouter


SUR LA ROUTE DU SUD

à Abdelbaki

Près d'un immense rouillé
Une laverie de phosphate
Un mur blessé
Il y a un arbre mort
Immense
Dénudé.
Il n'a d'ombre que sa mort
Et le chant
Oublié
D'oiseaux attendus
Jamais passés.
Sur la route du Sud
L'amour s'est assis à ses pieds
Avec la soif du désert
Et ses mirages fragiles
Toujours en voyage
Suspendus au battement d'un cil
Qui peut soudain les briser.
Personne n'a vu la main tendue
Ni la branche qui voulait revivre
Au-dessus d'un mur déjà sans vie.
Le soir arrive tôt sur la route du Sud.
Sous l'arbre mort
S'assoit la nuit.

Octobre 1996

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