Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Les gares de la
haute mer

Nouvelle lune
L’eau de mon âme
Tu me diras les mers
inconnues

La falaise
Ornières
Ascension
La page du fleuve
Les enfants ne
reviendront pas

Le chemin de
tes yeux

Terre ouverte
Tu les as laissés
partir

Talus
Sourire
Caravanes d’ailes
J’ai envie de rentrer
Le carrefour d’un
sourire

Rapprocher les
lointains

Le ciel est bas
Vanner les étoiles
Tout est immense
Les gares de la
haute mer

En attendant le
printemps

Un galop de vent
qui s’en va

La neige a fondu
Tu viendras ouvrir
les fenêtres

Je suivrai l’été
Marcher
Au fil de l’eau
Passé
La forêt des visages
Rien n’est jamais
perdu

Éclats de songes
Pousses d’un soir
Songes à la dérive
Un espoir lépreux
Ombres
Blés-mer
Le vent des hauteurs
Sur le dos
des buffles


BLÉS-MER

à Albert

J’ai vu la mer fuir derrière un promontoire
Et le sentier de ma plaine la poursuivre
Avec un champ de blés mûrs.
Je les ai suivis.
La mer se baignait dans les blés
Les blés dans la mer
Ils se sont aimés.
Intensité de couleurs-lumière
De mer-blés
De blés-mer
Aux plages d’or bleu
Où l’enfant joue avec ses coquillages
Sous l’arbre aux désirs
Que la nuit remplira de fruits d’étoiles
De sourires de lunes à peine nées.
Il y aura une fête de la lumière au bord de la galaxie
Avec des chemins aux souhaits attendus
Des couvertures de promesses
Pour les bivouacs de ceux qui se cherchent
Qui ne se croient jamais perdus.
Alors tu viendras te promener dans les jardins de l’infini
Et tu pourras me sourire
Avec ton regard
Qui ne veut plus fuir.
La mer et le sentier ne font qu’un.
Ils sont en plaisir.
L’enfant est tout seul devant la nuit
Il attend les pas de quelqu’un.
Pour nous l’impossible sera pour demain.
Les nuages de la plaine me l’ont dit
En passant
Ce matin
Delà l’oubli.

Juin 2002

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