Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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A la lisière
de l'autre

Marées
Incertitude
N'oubliez pas
le jour...

A la lisière de l'autre
Un verre de mer morte
La surate de l'aube qui aime le matin
Le ciel est mort
Delà le vol des phalènes
L'orgueil des
sous-bois

Aide-moi à guérir mes lèves
J'ai baissé les yeux
Au lavoir du mal
Quoi qu'il arrive
L'été sera long sans ton sourire
Il est difficile de tenir tête au vent
Pourquoi nos
yeux se sont-ils rencontrés?

Labyrinthe des séductions
Le minaret des certitudes inutiles
Le palais du sultan
L'été a le sourire de l'automne
N'oublie pas
Tout sera en caresse de vagues
J'ai dû sortir pour cacher mes larmes
Mon amour guérira
Saurai-je aller jusqu'au bout?
Vent-enfant
Le train de l'oubli
Un bruit de rames
Le printemps n'a pas changé de visage
Les appeaux n'arrêtent plus les oiseaux de passage
Je n'ai pas fermé la porte
Un jour viendra...
Le vent nous attend


UN BRUIT DE RAMES

J’ai voulu savoir.
J’ai su.
J’ai tout perdu.
Naufrage de cerfs-volants
Le vent baisse
Les vagues ne parlent plus.
Dans la nuit j’entends un bruit de rames
Je ne sais qui va venir.
Dans le vide de mon vide
Quelqu’un est là
Et il ne le sait même pas.
Delà les remparts du savoir
Il est un terrain vague
Où la mort épouse tant d’âmes
Sans sourires
Sans larmes
Pour les condamner à vivre
Pour les voir mourir sans mourir
Pour les voir courir
Essayer de sauter par dessus les remparts
Revoir les vivants
Rentrer dans le savoir
Et attendre
Que l’on vienne
De quelque part
Dans ce bruit de rames
Paravent des songes
Où la vie
La vraie
Est possible
Où les rencontres
Elles-mêmes
Se font âmes.

Dans le désert
Une forteresse en ruine
Sans remparts
En pisé
Une route de palmiers
Un filet de fraîcheur dans les luzernes
Des ruches sous les frangipaniers
Le bruit saccadé d’un diesel d’une pompe à eau
Deux sourires dans un bassin fleuri de midis à l’affût du désir
L’ombre verte d’un regard mi-clos.
La beauté se lavait avec le soleil.
Derrière le paravent
Dans le parfum des luzernes
Dans un bruit de rames
Une rencontre–âme avec l’inespéré.

Octobre 2001

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