Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
Accueil | Livre d'Or | Biographie | Ecrivez à Angelo

A la lisière
de l'autre

Marées
Incertitude
N'oubliez pas
le jour...

A la lisière de l'autre
Un verre de mer morte
La surate de l'aube qui aime le matin
Le ciel est mort
Delà le vol des phalènes
L'orgueil des
sous-bois

Aide-moi à guérir mes lèves
J'ai baissé les yeux
Au lavoir du mal
Quoi qu'il arrive
L'été sera long sans ton sourire
Il est difficile de tenir tête au vent
Pourquoi nos
yeux se sont-ils rencontrés?

Labyrinthe des séductions
Le minaret des certitudes inutiles
Le palais du sultan
L'été a le sourire de l'automne
N'oublie pas
Tout sera en caresse de vagues
J'ai dû sortir pour cacher mes larmes
Mon amour guérira
Saurai-je aller jusqu'au bout?
Vent-enfant
Le train de l'oubli
Un bruit de rames
Le printemps n'a pas changé de visage
Les appeaux n'arrêtent plus les oiseaux de passage
Je n'ai pas fermé la porte
Un jour viendra...
Le vent nous attend


AU LAVOIR DU MAL

Une allée de peupliers dans la neige.
Un reposoir de cigales au bout de l’été.
Le brouillard implore la plaine
Aveuglée.
Les corbeaux croassent
Insistants
Près des rives désertes
Eclats d’un miroir brisé.
La porte des lunes montantes est ouverte
Le vent s’y engouffre avec la voie lactée.
Branches de matins esseulés.
Les feuilles du printemps s’en sont allées.
Veux-tu me dire ce que tu vois au bout de l’allée ?
Au lavoir des pièges
Oubliés
Le mal
Domestique du bien
Lave ses mains du sang inutile
Indélébile
Souffrances vives
Ames mortes
Etranglées
Dans les coins les plus écartés
De toutes les vérités.
Est-ce au bout de l’allée ?
La forêt du mal avance
Dans les brumes
Les compromis
Lâchetés du courage au cœur tendre
Bataille de flèches
Où l’on tue les légendes
Les prophéties.
La forêt avance dans la plaine.
Les cris
Lancinants
- Les entends-tu ?-
Sont-ils le chant d’oiseaux perdus ?
Le mal s’est mis à genoux

Il veut être compatissant
Il est rusé.
Est-il le Bien ?
Dans cette allée
Veux-tu me dire ce que tu espères pour moi ?
La plaine
Découragée
Veut s’en aller.
Elle s’en va.
Dans mes yeux
Elle me dit adieu.
Pourquoi pleurer ?
L’enfant sera toujours là.

Juin 2001

<- ->

Copyright (C) Angelo Venturi 2001-2006 - Est interdite toute reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement écrit de l'auteur. La copie est strictement réservée à l'usage personnel.

Pour de plus amples informations sur l'usage de ces poèmes écrivez à: webmaster@angeloventuri.com.