Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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A la lisière
de l'autre

Marées
Incertitude
N'oubliez pas
le jour...

A la lisière de l'autre
Un verre de mer morte
La surate de l'aube qui aime le matin
Le ciel est mort
Delà le vol des phalènes
L'orgueil des
sous-bois

Aide-moi à guérir mes lèves
J'ai baissé les yeux
Au lavoir du mal
Quoi qu'il arrive
L'été sera long sans ton sourire
Il est difficile de tenir tête au vent
Pourquoi nos
yeux se sont-ils rencontrés?

Labyrinthe des séductions
Le minaret des certitudes inutiles
Le palais du sultan
L'été a le sourire de l'automne
N'oublie pas
Tout sera en caresse de vagues
J'ai dû sortir pour cacher mes larmes
Mon amour guérira
Saurai-je aller jusqu'au bout?
Vent-enfant
Le train de l'oubli
Un bruit de rames
Le printemps n'a pas changé de visage
Les appeaux n'arrêtent plus les oiseaux de passage
Je n'ai pas fermé la porte
Un jour viendra...
Le vent nous attend


POURQUOI NOS YEUX SE SONT-ILS RENCONTRÉS ?

La mer
Ce soir
A envie de courir.
Le vent
Amoureux
Séduit
Court avec elle.
Elle lui a ravi son âme.
Nos yeux se sont rencontrés
Et ton regard m’a plongé dans l’existence.
Je cours avec la mer et le vent.
Tu m’as fait sentir vrai
Entier
Tu m’as redonné mon corps
Ses visions
Ses ivresses
Ses festins-mystère dans le jardin retrouvé
Au calme troublant
Aux désirs suspendus
Au toucher des yeux dans les ruelles du midi.
Résonances intimes
Emotions enfouies
Qui explosent
Soudain
Des profondeurs de l’enfance.
Je verserai des senteurs rares
Sur les saveurs de ton matin
Qui joue avec les ombres.
Pourquoi les champs de coquelicots se fanent-ils ?
La mer en a-t-elle assez de courir avec le vent ?
Le silence regarde ailleurs.
Il a perdu son regard.
L’herbe
Dans le désert
Croit-elle encore à la rosée ?
A ton départ
Avec l’autre
Il pleuvait.
T’en souvient-tu ?
Tes chevaux et la plaine regardaient.
Ils ne pouvaient rien dire
Je pleurais.
Ils n’ont rien dit.
Je n’ai jamais su son nom.
Avait-il un visage ?
Il y avait plein d’oiseaux sur la mer.
D’ou venaient-ils ?
Le vent les emportait-il avec les souvenirs
Pluie de mes attentes ?
Les huppes
Sont des étoiles dans les jours sombres
Et les dunes
Près de la mer
Seront un rempart pour l’inutile.
La caresse du songe
Sera-t-elle plus longue que la nuit ?
La mer s’est arrêtée de courir.
Le vent s’en est allé.
Même dans la neige
Tes pas sont trop éphémères.

Pourquoi nos yeux se sont-ils rencontrés ?

Juillet 2001

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