|
Madadayo
On a fauché des
ciguës cet été
A mort, amour et
mort
Ne comptez pas
trop sur elle
Vent-Paravent
Loup y es-tu ?
Au théâtre ce soir
Il grandira
Errances
immobiles
Les aréquiers
veillent sur la nuit
Sous les fenêtres
de l'hiver
Jardin fidèle
Hello!
Elle chante
Portraits
Le tigre ne viendra
pas boire
Mains
Dans la plaine du
temps
Mousson saigon
Rire de midi
Trajectoire du
désir
N'arrêtez pas le
vent
Quand la neige
fleurira
Troncs
d'arbres-âmes
à la dérive
Les Dames ont
perdu le Chemin
|
 |
|
ERRANCES IMMOBILES
Quelques cyprès au loin.
Le terrain monte vers des nuages errants.
Le regard de mon corps s'y est perdu.
Il les suit depuis longtemps.
Le ciel est clair.
Il s'ennuie.
Il a pourtant des miroirs où se cherche l'infini.
Les nuages ne vont pas vite.
Leur forme est toujours la même
A quelque cil près.
Les cyprès n'ont pas bougé.
Ils sont toujours là-bas.
Je n'ai pas envie d'aller les voir.
Ils sont trop pris à calculer les heures et les jours passés.
Passés à quoi faire ?
Même le vent est immobile chez eux.
Je m'aperçois que les nuages n'ont pas avancé.
Moi aussi
Je suis toujours là à les regarder.
Avant-pendant-après
Y-a-t-il une différence ?
Seul le temps
Le même
Avance.
Mais j'entends un écho d'espoir à la lisière du demain.
Sait-il encore attendre ?
Ceux qui attendent aimeraient tant le savoir.
Février 1999
|
|