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à Akira Kurosawa
Rien n'est plus
dangereusement facile
que de renoncer
(M. Yourcenar)
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Madadayo est un recueil aux inspirations multiples où le poète chante le
désespoir de ceux qui soufrent, de ceux que hante le fantôme de la mort.
Que ce soit l'enfant qui cherche, qui espère, l'innocence bafouée, tuée,
ou l'être estropié rencontré au hasard des chemins, lors de voyages en Inde,
au Vietnam, chacun illustre un monde "où la tristesse devient
beauté".
Les paysages, encore ancrés danse la mémoire des voyages, fleurissent tout
au long de ces tableaux et la nature est omniprésente telle la mousson
"vierge déflorée par les années qui passent".
Madadayo est un ensemble de visions attendries, bouleversées ou éblouies.
Du passé qui hante le poète au futur chargé d'espoir, existe cette quête
incessante de l'Autre, dans un univers souvent impitoyable, et les mains se
tendent vers tous les déracinés et les oubliés de la souffrance. Le poète ne
peut ignorer "la fatigue d'espérer dans les yeux de l'enfant battu".
Le temps fuit, inexorable, mais ne peut nous faire oublier les affres d'un
passé belliqueux. Face à l'orgueil du héros le poète écrit: "ton
masque ne cache pas de printemps" et s'écrie "je n'aime pas la
guerre".
Quel beau chant d'amour et d'espérance! (Brigitte Ourabah)
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