Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Madadayo

On a fauché des
ciguës cet été

A mort, amour et
mort

Ne comptez pas
trop sur elle

Vent-Paravent

Loup y es-tu ?

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Au théâtre ce soir
Il grandira
Errances
immobiles

Les aréquiers
veillent sur la nuit

Sous les fenêtres
de l'hiver

Jardin fidèle
Hello!
Elle chante
Portraits
Le tigre ne viendra
pas boire

Mains
Dans la plaine du
temps

Mousson saigon

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Rire de midi
Trajectoire du
désir

N'arrêtez pas le
vent

Quand la neige
fleurira

Troncs
d'arbres-âmes
à la dérive

Les Dames ont
perdu le Chemin

Sur la crête aux alisiers
17ans
Les Dames ont perdu le Chemin
Préfères-tu
Toi qui m'as fusillé
Il pleut
Madadayo

à Akira Kurosawa

 


Rien n'est plus
dangereusement facile
que de renoncer
(M. Yourcenar)

Madadayo est un recueil aux inspirations multiples où le poète chante le désespoir de ceux qui soufrent, de ceux que hante le fantôme de la mort.

Que ce soit l'enfant qui cherche, qui espère, l'innocence bafouée, tuée, ou l'être estropié rencontré au hasard des chemins, lors de voyages en Inde, au Vietnam, chacun illustre un monde "où la tristesse devient beauté".

Les paysages, encore ancrés danse la mémoire des voyages, fleurissent tout au long de ces tableaux et la nature est omniprésente telle la mousson "vierge déflorée par les années qui passent".

Madadayo est un ensemble de visions attendries, bouleversées ou éblouies.

Du passé qui hante le poète au futur chargé d'espoir, existe cette quête incessante de l'Autre, dans un univers souvent impitoyable, et les mains se tendent vers tous les déracinés et les oubliés de la souffrance. Le poète ne peut ignorer "la fatigue d'espérer dans les yeux de l'enfant battu".

Le temps fuit, inexorable, mais ne peut nous faire oublier les affres d'un passé belliqueux. Face à l'orgueil du héros le poète écrit: "ton masque ne cache pas de printemps" et s'écrie "je n'aime pas la guerre".

Quel beau chant d'amour et d'espérance! (Brigitte Ourabah)

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