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Madadayo
On a fauché des
ciguës cet été
A mort, amour et
mort
Ne comptez pas
trop sur elle
Vent-Paravent
Loup y es-tu ?
Au théâtre ce soir
Il grandira
Errances
immobiles
Les aréquiers
veillent sur la nuit
Sous les fenêtres
de l'hiver
Jardin fidèle
Hello!
Elle chante
Portraits
Le tigre ne viendra
pas boire
Mains
Dans la plaine du
temps
Mousson saigon
Rire de midi
Trajectoire du
désir
N'arrêtez pas le
vent
Quand la neige
fleurira
Troncs
d'arbres-âmes
à la dérive
Les Dames ont
perdu le Chemin
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LOUP Y ES-TU?
- Poèmes -
à Akira Kurosawa
Page 8
S'arrêter devant la vérité.
Est-elle un chemin unique
Une voie ferrée ?
Et prendre le non-chemin
Où tout est possible
Même les mensonges du chemin.
Regarder la lumière de l'invisible
Se sentir en elle
Sans vouloir la posséder
La traduire
La trahir
En des mots
Si pauvres pour la dire.
La hache est soleil coupé sous les arbres.
L'ombre se nourrit d'éphémère.
Il y a du sang dans les miroirs au bord du silence.
Les sabres chantent les gloires inutiles.
L'idée a oublié son innocence.
Elle tue si facilement le vol des oiseaux
La liberté des nuits claires près de l'absence.
Le matin s'habille en samouraï dans la plaine.
Il veut défendre les heures du jour.
La pluie les efface.
L'arbre en est ému.
Loup y es-tu ?
Novembre-Décembre 1998
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