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Madadayo
On a fauché des
ciguës cet été
A mort, amour et
mort
Ne comptez pas
trop sur elle
Vent-Paravent
Loup y es-tu ?
Au théâtre ce soir
Il grandira
Errances
immobiles
Les aréquiers
veillent sur la nuit
Sous les fenêtres
de l'hiver
Jardin fidèle
Hello!
Elle chante
Portraits
Le tigre ne viendra
pas boire
Mains
Dans la plaine du
temps
Mousson saigon
Rire de midi
Trajectoire du
désir
N'arrêtez pas le
vent
Quand la neige
fleurira
Troncs
d'arbres-âmes
à la dérive
Les Dames ont
perdu le Chemin
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VENT - PARAVENT
Les soirées sont interminables.
Quand le bonheur se retire avec la marée
Y a-t-il un sentier pour fuir ?
Les paroles sont inutiles.
Elles séparent.
L'oracle se tait.
Il y a une longue théorie d'ombres à la lisière de la mer.
Pourtant le vert lui est si près qu'elle en est verte.
Est-il trop tard ?
Le temps
Reparti dans l'autre sens
Reprend son chemin.
Mais que voulait-il effacer dans l'ornière des feuilles en agonie ?
Le songe
Seul
Est libre.
J'entends un cheval fendre le silence.
C'est le vent qui fuit.
Il n'a pas besoin de sentier.
Il est songe
Il est vie.
Il a entendu courir le fleuve près du bonheur.
Il voudrait en faire son ami.
Le vent
Tête baissée
Fend la nuit.
Mais il se brise
Tombe
Contre le paravent des roseaux qui plient.
Il s'appuie sur ses bras blessés
Il veut voir
Appeler
le fleuve
Au-dessus de la nuit.
Derrière la marée des roseaux
L'eau n'entend pas
Le sang se meurt
Le passé s'en va.
Sur le radeau des soirées interminables
J'écoute le silence du vent.
Il sait chanter les songes
Les peurs
Et les désirs du temps.
7 Novembre 1998
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