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Madadayo
On a fauché des
ciguës cet été
A mort, amour et
mort
Ne comptez pas
trop sur elle
Vent-Paravent
Loup y es-tu ?
Au théâtre ce soir
Il grandira
Errances
immobiles
Les aréquiers
veillent sur la nuit
Sous les fenêtres
de l'hiver
Jardin fidèle
Hello!
Elle chante
Portraits
Le tigre ne viendra
pas boire
Mains
Dans la plaine du
temps
Mousson saigon
Rire de midi
Trajectoire du
désir
N'arrêtez pas le
vent
Quand la neige
fleurira
Troncs
d'arbres-âmes
à la dérive
Les Dames ont
perdu le Chemin
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TRONCS D'ARBRES-ÂMES A LA DERIVE
Troncs d'arbres-âmes à la dérive sur la mer-fleuve-vie dans les baies écartées où même le vent s'est perdu dans sa course qu'il croyait infinie.
S'est-il caché derrière le dernier bouleau encore debout où fleurit au printemps sur la lande un nid d'oiseau ?
Tu le sauras au bout de l'inconnu des plaines où le fini parle à l'infini tant attendu.
Préviens-moi quand tu l'auras aperçu.
Dérive du soleil-regard sur le désir-midi à travers les nuages qui violent la mort et la peur au seuil d'un verre de vin, d'une cigarette éteinte où les illusions ne comptent plus les amours perdues.
Tes pieds se sont pris dans l'asphalte de l'habitude, celle que l'on confond avec l'ennui.
Ne crains pas la nuit. Elle t'apprendra la solitude acceptée dans les champs oubliés où tombent les lunes de ceux qui aiment et ne sont pas aimés.
Dérive de la cruauté de l'enfance où la passion s'habille de chagrin et d'abandon.
Mais tu le sais, il n'est jamais trop tard pour la douceur des voluptés, malgré les mers profanées par la blessure des montagnes dans les bras d'espoirs trompés.
Dérive des pleurs-emportements-excès de la jeunesse qui veut refaire le monde et court et tombe dans la boue d'idéaux morts-nés.
Le refait-on ou nous refait-il au fil de l'eau qui passe et s'en va sans garder le souvenir de la mort dans la vie, de la vie dans la mort où il faudra s'arrêter avec sa soif d'infini ?
La vie-la mort les as-tu rencontrées ? T'ont-elles reconnu ? Quelle chance tu as eue et tu ne le sais même pas, car elles seules ne mentent pas.
Dérive des mains-songes de toute âme et tout corps dans ce qu'il n'ont pas su être et accepter.
Ils planent avec le soleil et tressaillent avec le sentier, celui où tu voulais m'apprendre à marcher.
Embrasse-moi de ton sourire et laisse-moi dériver.
Septembre 1999
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