|
Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
Page 1
Page 2
Page 3
Page 4
Page 5
Page 6
Loi et
hors-la-loi
|
 |
|
LOI ET HORS-LA-LOI
(combat de l'impossible)
Page 9
Ne crains pas de descendre sur sa grève
De marcher les mains ouvertes vers l'autre rive
Pour toi je boirai jusqu'aux neiges
Les sources si froides de tes lois ancestrales
Eaux troubles de refus d'hésitations et de contrastes
Remous saumâtres et suffocants d'un ventre stérile...
Et sur les lèvres gercées du lit qui nous sépare
Tari d'un passé de servitudes intolérantes
Nu des malaises et des raideurs qui dessèchent ton âme
Je verserai des flots de cristal et d'eaux vives
Des torrents de mélodies d'oiseaux et de cigales
Des sérénités d'effusions et d'étreintes limpides...
Avec des aurores je peindrai sur les rives
Des guirlandes d'azur et de nuages
Jardins bleutés de soieries iridescentes
Des printemps et des étés nourris d'aventures
Vertiges enivrants d'évasions et de naufrages...
Quand nous partirons ensemble au gré de nos attentes Menés par les vagues du courant qui nous berce
Je détacherai la harpe suspendue à tes silences
Et je te jouerai avec les doigts de mes rêves
Sur les cordes neuves de l'amour et de l'extase
Les tièdes senteurs des blés qui mûrissent
Les chants infinis des rires gais et lointains
D'enfants horslaloi qui s'en vont dans la plaine
Glaner la rosée d'émotions primitives
Aux couleurs épicées du miel et du vin
Flambées du bonheur d'herbes folles et naïves...
Alors en nous s'ouvrira la fleur du couchant
Eclose des candeurs d'horizons éclatants
Des sèves odorantes d'océans qui s'enflamment
Miroirs incrustés de caresses et de nacre
|
 |
 |
|
|