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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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LOI ET HORS-LA-LOI
(combat de l'impossible)
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Paroles des champs de luzerne enluminés d'émeraudes et de
cobalt
Où se laissent tomber les alouettes fruits mûrs de la joie du
matin
Qui embaument de diaphanéités sonores les espoirs de mon âme, Paroles des midis étouffants qui somnolent sur les étangs
immobiles
Brodés de désirs de libellules et de silence
Où se perd le regard de mes rêves éclos sur les rives de l'enfance, Paroles des nuits transparentes que les rossignols drapent de
Sortilèges envoûtants
Vierges apaisées au front couronné d'une lune d'albâtre
Qui pleure en haut des peupliers sur les nids vides des pies
l'agonie de l'été,
Paroles libres créatures sève brûlante des gestes du monde
Que les vents racontent dans un bruissement d'ailes errantes
A l'enfant hors-la-loi qui remplit de tendresses aux vagues
Profondes
Son corps oublié par les maîtres bâtisseurs de lois aux murs
Insurmontables
Paroles fanées dans les prisons hivernales du mensonge Sanctuaire ténébreux aux portes de cèdres immolés
Où se cache l'enfant de la loi nourri de sons vides
Autour des autels de dieux hypocrites dévorés de méfiance
Que des fourbes encensent de monologues stériles...
Paroles qui s'oxydent au souffle jaloux de lèvres acides
Chant funèbre de gestes trop gelés pour fondre au soleil d'une
libre amitié
Qu'on a étouffée d'un foulard de nuages là-bas dans les ronces
Où veillent les faucons qui tiennent les consciences dans leurs
serres d'araignée...
Paroles qu'on écorche caresses qu'on réprime
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