Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Le mendiant de
l'impossible

Songe d'un
jour d'été

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Symphonie
d'automne

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Loi et
hors-la-loi

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LOI ET HORS-LA-LOI
(combat de l'impossible)

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Spontanéités qu'on lapide sur la place du temple
Où les justes élèvent les statues impassibles de leurs préjugés... Et toi enfant d'esclaves pauvre oiseau que la loi défigure
Résigné à grandir dans les lourdes moiteurs de ta cage si sombre Marais solitaire d'orgueil et de haine où se noie l'aventure
Tu regardes d'un rire ennuyé les paroles de chair et de sang
Qui tombent blessées près de la harpe cassée de tes mains
Jouets d'un enfant qui t'appelle éperdu d'espace et de vent...
Si tu ouvres ta porte il viendra te chercher le soleil dans ses bras Ses yeux habités d'horizons inconnus où errent les goélands Syllabes retrouvées d'une langue de feu d'un cour hors-la-loi... Oseras-tu enfant de la peur sortir des sables mouvants
Où s'exhalent les relents de l'ennui qui hante ton corps... ?
Ne crains pas de marcher sur la route ravinée du mystère
La parole est revenue comme les cèdres l'avaient annoncé
Ils l'ont vue rejaillir d'une galaxie de bleuets
Chargés de l'azur d'un sourire d'amour tombé dans les blés
Mûris dans la chaste blondeur d'un couchant qui les a caressés... Ne fais pas attention à la poussière que soulèvent tes pas
La parole a été prononcée sur les rives sans fin de la vie Qu'importe si les purs l'ont crucifiée parmi les coquelicots
Que la honte rougit chaque été dans les champs écartés
Où paissent les troupeaux aveugles et rusés repus de sang et de 
lois...
La parole est revenue elle est toujours là vivante et féconde
Elle te conduira au fleuve intarissable de l'espérance
Au-delà des confins inviolés de la plaine sitibonde
Où coulent les paroles des libertés de l'enfance
Que ne peut arrêter la loi de la honte...
Là-bas tu trouveras un festin rayonnant de paroles
Des bouquets de regards et des grappes de symboles
Des parfums de timidités et de sourires imperceptibles

 

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