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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
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Où l'été trempait les doigts du désir ailes de lave
Pour oindre mon front du signe du mystère
Coulée d'azur dans les taillis du naufrage
Branche de quartz herbes d'ébène écume d'amandes
Vagues d'étoiles sur le sable de mes rives
Qui fleurait le santal des carènes du Visage...
Le soleil tombé des soifs inapaisées de tendresse
Fruit mûr de faucons foudres de l'immense
Pénétrait la Vallée transie d'ombres de neige
Du brasier de ses reins dilatés en vagues profondes :
Saillie de lumière pins qui s'élancent
Etamines en délire orgie de caresses
Eclosion du désir eaux de présence
Vertes salives de foins et de songes
Mêlée de labelles d'akènes et de lances
Dans l'étreinte naïve de sueurs et de sèves
Miel d'incendies de plénitudes qui grondent
Sur les versants des folies rire de l'enfance
Miroirs aveuglants qu'essuient les feux de mes lèvres
Où m'attendait la Promesse nu de mon ombre...
Insouciant des vipères trempées de pudeurs
Vierges murènes aux morsures de givre
Qui rampaient sournoises à l'orée de mes songes
Vêtues des semblants d'orvets qui se brisent,
Hanté par le Visage qui drapait d'espérance
Les plaines sans fin semées de mensonges
Où erre le mirage d'aborder à la rive
Rencontre possible de quelqu'un qui me cherche,
Je courais allumé d'éclairs et de lave
Ivresse de coquelicots dans les blés du désir
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