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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
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Ancre d'étoiles pour ta peur du naufrage
Sabre tranchant pour le lierre qui t'étrangle
Dans les brumes du doute qui hante tes darses...
Je courais icône innocente aux rives de ton âme
Les mains tendues aux sources vertes de l'ombre
Pain de fraîcheur miel de chansons lait de tendresse
Mélodie du possible dans tes bras en herbage
Je courais... Je courais aux marches de Vallée-Grande
Qui baignait dans le silence où se tissent les songes
Savourer le fruit le plus haut de ton Arbre
Perdu dans les feuilles de préjugés qui le givrent
Cage d'horizons enchaînés dans les ronces...
Je courais libre du ciel figé qui t'accable
De la terre pétrée de tes monts qui t'enserrent
Délivrer la source du printemps de tes rêves
Mûrie au creux de ton val aux bleuets si sombres
Où brûle le flambeau de ton mystère ineffable
Cratère débordant de désirs et de sève
Pour le dernier soleil de mon été qui s'estompe...
Je courais aux champs de tes yeux murés de silence
Etendues froides d'ombre et d'agonies de cigales
Semer le doux infini où dérivent les songes
Graines d'origans d'éclairs et de chevaux sauvages
Fleurs de galaxies voix de volcans eaux qui dévalent
Foins de sourires chants d'amitié vents de caresses
Viatique d'espoirs pour le dernier cri de mon voyage...
Je courais aux murs si hauts de tes saisons de glaives
Tabernacle d'herbes et de forêts de pins vierges
Mendier un flacon de soleil de lait et de résine
Aux conques de l'aurore qui coule de ton Arbre
Pour ma soif interdite du moût qui fermente
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