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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
Page 13
Sur tes lèvres qui s'ouvrent pour crier à l'espace
- C'est toi que j'attends c'est ta main que je cherche...
Mais au haut du Sentier il n'y avait pas de portes
Pour l'enfant qui frappait des doigts de son attente
Prières du cour d'un enfeu cueilli sous les chênes
Candélabres d'un passé aux solitudes de larves...
Et les chemins s'en allaient sous les cerisiers exsangues
Lignes étranges d'un été de mains qui se trouvent
Dans une douce étreinte des feuilles de nos Arbres
Par-dessus les tessons sortilèges de méfiance
Que le vent dissipait de ses ailes toutes neuves
Lames écumantes pour le filet des anthères
Immolé dans la danse des jeux de nos songes
Dialogue de caresses reposoirs d'espérance...
Avec le vent revenu de ses coteaux écartés
Où les figuiers s'abandonnent en larmes opaques
Le sabre sans tain de mes candeurs si naïves
Creusait peu à peu une brèche profonde
Dans le vaste silence d'ébène et de jade
De tes yeux qui fouillaient les eaux nues de l'abîme
Spontanéités transparentes du corps de mon âme
Où tu cherchais le cheval des horizons qui te hantent
Prairies d'herbes inconnues où se cabre le désir
Pour t'en aller dans l'azur râteler les orages
Enfin libre de tes murs qui masquaient le chemin
Du temple interdit de l'amour de l'immense
Où court la folie des ivresses qui s'incarnent
Dans le pain qu'on rompt et le vin qu'on partage...
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