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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
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Sentinelles ultimes d'une chaîne d'écales
Rails morts et arides d'automnes qui se rouillent
Où l'aigle pleure l'infini pris dans les rets
D'un ciel de semblants qui peignent des étoiles
Tes chiens n'aboyaient plus sous le noyer des oracles
Ils avaient reconnu l'enfant nu du Sentier
Ses yeux pleins de pluies et de lampes éteintes
Ses bras si fatigués d'étreindre des ombres
Sur les routes du temps aux grèves de sable
Où il marchait depuis toujours l'espoir sur ses lèvres
Mais ivre de soif nu vide et seul avec ses songes
Pour avoir tout donné à des mains qui se ferment...
Je venais te chercher dans la tiède pénombre
Qui ruminait paisible au sein de ton étable
Où tu m'attendais -sans mentir dis-moi m'attendais-tu-
Sur la paille bleutée des litières fumantes
Qui brillaient de cornes oubliées par la lune
Pour rallumer nos lampes sous la cendre
Timidité de gestes paroles de silence
Regards qui fuient sang qui brûle voix qui tremblent
Dans la douce intimité de ton étable
Où le lait giclait dans tes mains bol de promesses
Conque de blancheur que nous buvions ensemble
Dans les senteurs magiques de ton étable
Où tu tissais des infules d'or d'huile et d'agate
Pour mes pieds meurtris mon front et mes mains si tendres
Avant de monter là-haut dans tes herbages
Où le soleil réclamait de chastes victimes
Pour ses brisants avides d'amitiés qu'on égorge
Autels sanglants d'un dieu de préjugés et d'épaves...
Mais ton pain sentait bon les bruyères sur la table
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