Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Le mendiant de
l'impossible

Songe d'un
jour d'été

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Symphonie
d'automne

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Loi et
hors-la-loi

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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"

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Il avait la saveur du sourire de tes maInS
Qui l'avaient pétri du lait de tes caresses
Trait pour moi des amandiers de ton étable...
Et ton vin qui débordait des veines et des cales
Embaumait de pourpre de raisins et d'automne
Nos lèvres éblouies des joies de l'ivresse
Soupirs de l'été feuilles qui tombent instants qui passent...

Les romarins qui effeuillent le silence
Ulcère d'écorces de lichens et d'oublis
Etaient toujours verts sous la fenêtre du plaisir
Déchirure timide d'où s'épanchent tes songes
Lucioles entrées dans la nuit de tes craintes
Pour en sortir cigales d'étés infinis...
Et les basilics nous parlaient avec le vent
Sur l'escalier de ton aire où l'aile se repose
D'un pays d'ailleurs là sous les arches du désir
Haleine du midi sur les blés déjà mûrs
Où s'endort l'horizon qui nous priait de partir
Vers les sources ardentes du mystère de l'aube
Où s'apaisent les enfants des feux de l'azur
Essaimés hors du temps pour aimer sans mentir...

Je me suis assis mendiant au bord de ta présence
Les mains ouvertes aux frémissements de ton Arbre
Qui souriait de nos corps brunis de sueurs de résine
Anxiétés de roseaux caressés par le vent
Sur les eaux excitées d'un étang qui se marbre
De veines d'orages et d'arbres rebelles
Rêvant les audaces d'un océan qui déchire
Les charmes palustres des fanges dévotes
Où paressent les reptiles aux langues mortelles

 

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