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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
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Des mains de l'enfant blessées de fougères
Déracinées dans tes champs sous l'oil du midi
Qui transpirait de mon corps ses désirs apaisés
Dans les ombres mauves de bruyères géantes...
- Prends dans tes bras sa tendresse de pétales
Il fleurira tes lèvres de prophéties sauvages
Tressées d'origans et d'épis de lavande
Pour être initié aux mystères de l'extase
Qui voilent de pudeur les amours de la terre
Ensemencée de soleil par le ciel qui s'abîme
Dans l'étreinte lustrale promesse de tes granges
Où finissent les arcanes d'un rite séminal...
Mais de sombres cormorans nés de vagues en détresse
Qui chassaient les goélands cours libres de l'espace
Erraient sur nos visages et les pins en délire
Où les voiles des vaisseaux ancrés dans nos darses
S'enflaient au vent de l'été transfigurées de désir...
- Ecoute le vent jouer dans les nids de nos Arbres
Rire d'oiseaux enfouis dans les bras monotones
D'interminables mélopées d'insectes que fascinent
Les pupilles dilatées de lézards qui s'endorment...
Oublie les cormorans qui troublent ton envol
Le vent les enfermera derrière Château-Noir
Dans la cage aux remords préconçus par la honte
Oeufs de bronze et de mort pour les sacres du soir...
Si tu Ouvres ta main au mythe de l'enfant
Défiguré par les ronces de sages sépulcres
Où l'on éventre l'amour pour y chercher des étoiles
Qui éclairent les barbelés d'excuses de sang,
Nous retournerons ensemble messagers du cristal
Au Val-Mort de ton enfance éclatant de genêts
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