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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
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Où le vent évapore les fièvres de l'attente
En tournant sur nos corps les pages des songes
Qui nous invitent à nous étendre nus de nos masques
Dans l'immense saison avant qu'elle ne fane...
Alors les frelons et les mantes s'en iront mourir
Avec les phasmes et les phalènes larmes du temps
Chassés par nos glaives d'éternités transparentes
Ailes de feu jaillies des fruits de nos Arbres
Fleurs pures de libertés et de songes sur nos lèvres
Où s'apaise la soif du tourment de nos branches
Joie de nos mains dans l'orchestre du monde
Qui s'égarent et se trouvent dans la plénitude de l'être...
Et tout sera lumière au Val-Mort de l'enfance...
Alors un ciel nouveau sera notre chambre
Où les oiseaux migrés des océans du désir
Boiront le miel lacté de l'azur sauvage
Dans les mains des couchants irisés de pervenches...
Et sur la terre vaste lit palpitant d'herbes
Harpes du vent qui joue un hymne d'émeraudes
S'étendra l'innocence des enfants qui s'endorment
Près du Torrent qui remplit les conques d'eau fraîche
Pour les soifs de la nuit incendiée dans les chaumes...
Alors s'élèvera au Val-Mort de nos enfances
Sur les nids apaisés qui sourient dans nos Arbres
Le chour nuptial des harmonies qui nous bercent
Et l'été nous couvrira de senteurs sidérales
Drap de foins et de cigales où reposent nos silences...
Le soleil trébuchait sur les sentiers des herbages
Où nous étions partis vêtus d'espoirs et de songes
Râteler les arcs-en-ciel oubliés par l'orage
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