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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
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Traînes royales du vent hâlé de présence
Dans les foins de nos désirs enfiévrés depuis l'aube
Qui descendaient en ruisseaux cuivrés de présages
Coulée de ferments et de sueurs paroles de braises
Sur les hanches fauves de ta Vallée qui est Grande
Mais là-haut les brisants écumaient d'herbes de rage
Regard fulgurant de basilics sacrilèges
Lovés dans les suies et le fiel de charmes perfides
Qui épiaient voyeurs d'innocences qu'on profane
Les râteaux insouciants de l'été nus sur les pentes
Peignes de caresses qui rythmaient des arpèges
Sur les orgues vertes de cigales et de menthes
Où ta Vallée dégrafait ses fibules de frênes
Pour donner à nos soifs de chastes résines
Le lait de ses seins turgides d'espérance...
- Ne salis pas tes ailes aux charmes d'argile
Souffles obscurs d'un oil jaloux qui dévore
Dans l'asphalte et la glue de ses nuits oppressantes
La lumière fragile des élans de ton corps...
Si tu gardes tes yeux libres du mépris et du doute
Appels des mensonges du sein qui te noie de ses larmes
Le midi aveuglera les basilics des hauteurs
Où nous irons apaiser les brisants de la mort
Avec des langues d'aspics roulées dans les fougères
Parchemins de nos craintes lacets de pudeur
Que le vent brûlera au son de nos flûtes
Râteaux de soleil libérés des crins du mystère...
Alors dans les profondeurs enfin transparentes
De tes yeux ouverts à l'infini qui t'appelle
Sérénités de conques où naufrage l'azur
Confiants et nus plongeront les goélands du désir
Cris d'un enfant perdu dans l'amour né de l'immense...
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