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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
Page 22
Qui ne sait regarder les pins de l'autre rive
Où courait ma folie inondée de fantasmes...
Aux confins de ma soif lourde et sombre d'orage
Je me suis mis à genoux courbé sur l'eau claire
Qui me rendait le baiser y laissé par tes lèvres
Sources d'éclairs lames d'horizons qui se lavent
Où se posaient les colombes énamourées de mes songes
Ecloses de l'été du sous-bois de nos Arbres...
Mais l'or du couchant avait pris feu sur les deux rives
Au cour des narcisses au pied des pins sauvages
Où le soleil épousait à l'orée de nos branches
L'ambre et l'opale eau de nectar lait de résine...
Les râteaux funambules étourdis de cigales
Gisaient las et immobiles près de nos silences
Pollen de regards perdus dans les landes des songes
Corymbes d'espoirs tombés sous les faux de tes craintes
Vastes siliques d'ailes dans les rets de l'attente
Phanère de regrets d'hésitations inutiles
Que tes bras emmeulaient avec les foins du désir
Sur les marches de l'horizon brisé de Vallée-Grande
Qui s'abluait les joues glabres et les hanches fébriles
Des sueurs d'un aède qui délire et qui chante
Dernières séductions de départs jugés impossibles
Exilées sous le fard d'une vie close et sans risques
Couvaison de diamants étouffés sous la cendre...
Déjà le midi s'effondrait aux pieds nus de l'enfant
Qui serrait dans ses mains le soleil jouet des saisons
Percé par les brisants et les ronces au seuil du soir
Flux d'illusions vespérales de plaisirs et de sang
Vains équinoxes d'agonies sous l'aile du songe
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