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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
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Chargées de lait de moissons et d'ombres fumantes
Sous l'oil mauve et pensif de l'étoile du soir...
Mais là-bas le Torrent n'arrêtait pas de nous parler
De sa danse nuptiale sur les rochers du désir
Ecume infinie d'un sourire de cils et de perles
Que la Dent enfilait dans les mains ouvertes des conques
Symphonie de lèvres moirées de libellules
Dans la pénombre bleue sous les acacias de nos songes
Où se baignait lumineux l'amour nu des anguilles
Venues des odeurs salines des instincts du monde
Des prés d'algues mystiques saules bruns de l'abîme
Sargasses pleureuses pubis de l'océan
Halètement de flux et de reflux de retours et départs
Où s'effrangent les soifs et les plaisirs de l'immense
Aux branches d'écaille d'arbres qui suent les sèves du temps
Laitances d'anguilles striées d'or et de pourpre
Dans les sombres calices de l'aine du soir...
L'horizon allumait ses candélabres de santal
Oiseaux de madrépore mues nacrées de nuages
Sur la Dent enluminée de bysse et de cinabre
Qui renversait dans la Vallée tous les vins du ponant
Ivresse de grenats cène de cornalines
Sur les nappes damassées de granit et de basalte
Pour se couvrir le visage d'un cortège d'éperviers
Madrigal de solitudes pâleurs de mirages
Avant de veiller dans l'alcôve de l'absence
Un cri éphémère cigales mortes de l'été
S'ouvraient dans le lointain les paupières de l'orage
Annoncé par les renards sur le chemin du retour
Où étaient en voyage le Songe et le Silence
Enfants qui mouraient de soif et n'osaient parler d'amour
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