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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
Page 24
Ils avaient rêvé ensemble sur le lit de l'été
La folie du vent qui s'en va sans loi ni visage
Caresser les oiseaux les nids et les branches
Sources de galaxies lave de l'immense
Sans jamais s'arrêter sur les eaux et les sables
Où son cour n'a pas de routes creusées par la crainte
Herbe rudérale d'amitiés qui s'oxydent
Haleine de préjugés barbelés de nos arbres...
Et tu portais sur tes épaules les douceurs du soir
Les foins du désir les molles sueurs de l'extase
Tiède bottes de tendresses ruchées sur les hauteur
Nouées d'arcs-en-ciel par le mendiant des clés de ta porte
Qui te suivait de ses râteaux polis par l'espoir
Vers la grange des oracles talismans de l'été
Où le conviaient tes promesses d'une aube d'eaux claires
Au rite des saisons qui s'enlacent et s'endorment...
Le soir suspendait aux ombres de ta grange
L'agonie du couchant poussière de mes songes
Qui nous attendaient avec des ailes de goélands
Sur les foins cadencés d'origans qui fermentent
Où s'enivraient les regards de nos fourches de glaives
Caducées arborescents troublés de présence
Qui brisaient l'interdit des sceaux de la honte
Pour répandre sur nos grèves les fruits de nos branches...
Et nos fourches dansaient dans la fièvre de l'orage
Corps en tumulte cours palpitants vasques d'éclairs
Tourment de topazes inécloses hésitantes
Sur les tiges du désir qui rêvaient au naufrage
Derrière les barreaux d'une cage interdite
Par les crocs des purs qui gardaient la clé de sa porte
Là sur ton aire aux crépuscules las d'espérance
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