|
Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
Page 1
Page 2
Page 3
Page 4
Page 5
Page 6
Loi et
hors-la-loi
|
 |
|
SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
Page 25
Couchant frustré de candeurs et de résine
Qui pénétrait surir les promesses dans ta grange
Catacombe des mystères de l'amour et du songe
Où tu engrangeais tes paroles fanées dans tes gestes
Avec les soifs oubliées de mon cour en attente...
Dehors le noyer pleurait ses vertes écales
Et le houx dénouait là-haut de sombres épines
Sur le miroir voilé où s'éteignait ton visage
Dans le cri solitaire d'une branche de cristal
Tendue vers la neige embrasée de ta rive...
Le vent avait renversé les clepsydres du songe
Débris mouvants d'arcs-en-ciel d'ailes et d'amandes
Sur les pins envoûtés d'ombres érectiles
Tissées d'oublis et de flammes toile de légendes
Icône d'une nuit engorgée d'anguilles mortes
Qui s'en venait respirer l'eau sure de nos darses
Avec ses urnes d'albâtre vides de lune
Sous les paupières d'un espoir tombé de nos arbres
Qui n'en finissait pas de mourir et renaître
Dans la conque infinie d'une espérance de nacre...
Au bout des clartés du jour apaisé de cigales
Troubadour d'adieux et d'échos transis d'amertume
Au pays du désir jardin si proche et introuvable
Ta fontaine esseulée chantait son innocence
Oeil béant d'oiseaux sortis des aveux de l'espace
Qui se parait de cils de cobalt et de menthes,
Pour nous laver des fougères pollen de couleuvres
Ablutions de sabres rouillés de sels et de glaces
Sous tes figuiers taris de soleil et de larmes
Dernier rite de l'été dans les eaux du silence...
Il y avait des orties sur les rives du lavoir
|
 |
 |
|
|