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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
Page 26
Lèvres acides de sérénités monocordes
Où ton sourire ravi aux pleurs des goélands
M'offrait un éclat de soleil et l'ocre du soir
Pour essuyer mes rêves baignés de feuilles mortes
De ton regard d'abeilles pèlerin de l'abîme
Main timide de nostalgies d'une source de braises
Qui descendait lente brûlure de miel sauvage
Dans les plis de l'écorce au cour de l'ébène
Caresse de l'invisible aux lèvres du songe
Prélude magique d'un hymne de lave
Dans le verger du mendiant fleuri de molènes...
Mais sur ta plage secrète à l'orée du départ
Où pourrissaient désolées les épaves du songe
Mémoires de fièvres nids dévastés solens de cendre
Il était trop tard pour brûler les lierres et les ronces
Qui avaient crevé les yeux transparents de l'été
Soleil de candeurs enfoui sous mes branches
De leurs doigts acérés méfiance de l'ombre...
Et ta fontaine ensanglantée chantait l'innocence...
La nuit avançait sur les aires fragiles du soir
Vierge sibylle au sein blessé d'une corne de lune
Dans ses voiles de viduités de jais et d'asphalte
Calfater de cris de chats-huants et de noctules
Les carènes des horizons amarrés à l'espoir
Au fond de Vallée-Grande aux cales obscures
D'où montaient les râles des goélands et des songes
Enchaînés aux fils du tourment herbe de basaltes
Concert de grillons enceints de rosées et d'absence
Senteurs filantes élytres de solitudes
Sur mes vaisseaux en dérive au zénith du silence...
Sous les cerisiers des chemins qui se séparent
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