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Le mendiant de
l'impossible
Songe d'un
jour d'été
Symphonie
d'automne
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Loi et
hors-la-loi
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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
Page 27
Le Sentier s'était perdu sur les erres des renards
Appels obsédants aux falaises mortes de l'ombre
Sur la route de partout impasse de nulle part
Où j'entendais au loin résonner les pas des mendiants
Enfants de l'amour qui s'en allaient le glaive à la main
Frapper en vain aux portes closes des sources du songe...
Les râteaux veillaient toujours là-bas dans la grange
Près des faux et des coyers hémorragies vertes de l'aube
Vision fugitive de cornes et de sabres
Du bronze qui se fêle du cristal qui s'oxyde
Résidus délaissés sur la place de l'oubli
Agonie de ma course au pied de ton arbre...
Les romarins pâlissaient amers sous ta fenêtre
Et mon regard les couvrit du suaire de l'été
Que les araignées de ma soif avaient tissé dans tes yeux
Pour les protéger des cormorans et des fougères
Serres de gelée brumes d'absence amour refusé...
Le soleil était mort sur les terrasses de Vallée-Grande...
Aux grilles du Sentier qui venait à ma rencontre
La nuit dansait au sifflement pervers des couleuvres
Sentinelles impures des pins et des conques
Souillés de sarcasmes et de rires de bave
Orgie de venin relents d'aspics et scolopendres
Dans la pureté minérale des quartz du songe...
Ta fontaine esseulée pleurait mon innocence...
Tu m'attendais avec le vent sous les cerisiers exsangues
Les mains pleines de lucioles cigales de lumière
Et le verre du départ sigillé de promesses
Ciboire d'amitié rempli du lait de tes branches
Que je n'osais regarder ni porter à mes lèvres
De peur qu'il ne fût vide de tendresse et d'oracles
Dans le froid de la route des marais sans lampes
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