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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"
Page 28
Où seul et nu j'allais partir errer et me perdre...
L'été était mort au Val-Mort de l'enfance...
Le vent effaçait ton Visage de bleuets et de sable
Que ma soif obstinée redessinait en silence...
Le Songe n'était pas mort dans les nids de mes branches
Alcôve du désir dans les blés fleuve de l'immense...
...
Au bord des étangs des saisons inutiles
Alphabet de regards semés d'orties indolentes
La lune filait un linceul de sèves opaques
Fade blancheur refroidie de fièvres stériles
Sur les hanches nues rivages de l'Absence
Qui cherchait aux doigts des chênes et des vagues
Les yeux dilatés d'oiseaux mangeurs d'étoiles
Alliances de phosphore cancer du silence
Sceaux nocturnes aux fronts pâles des lassitudes
Pour marier sans fin les renards et l'orage
Noces déchirantes de solitudes et d'angoisses
Astrolabe du mendiant sur les eaux de l'errance...
- Ne ferme pas les grilles sur le Songe de l'enfant
Aile de lumière à l'horizon des corps-miroirs
Où brûlent les transparences de l'aigle énamouré
Jailli des marbres qui se brisent murs qui s'effondrent
Sang des craintes d'un été libéré par l'espoir...
Si tu mets sur ses épaules les romarins de tes larmes
Les regrets des origans dans ses yeux qui s'égarent
Sur la soif de ses mains les foins tendres des caresses
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