Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
Accueil | Livre d'Or | Biographie | Ecrivez à Angelo

Le mendiant de
l'impossible

Songe d'un
jour d'été

Page 1
2 3
4 5
6 7
8 9
10 11
12 13
14 15
16 17
18 19
20 21
22 23
24 25
26 27
28 29
30 31

Symphonie
d'automne

Page 1
Page 2
Page 3
Page 4
Page 5
Page 6

Loi et
hors-la-loi

Page 1
2 3
4 5
6 7
8 9
10 11
12 13
14 15


SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"

Page 29

Il reviendra chaque nuit sur la cime de ton Arbre
Jeter un arc de lune déchirure de l'Absence
Te compter les étoiles du haut des collines
Où il criera ton nom à ta Vallée si Grande
Aux jours qui s'en vont saisons qui meurent au vent qui passe...
Il entrera par la fenêtre de ta chambre
- Laisse-la entrouverte au Songe ami qui te parle -
Te voir dormir bercé de sources d'aventures
Qui fluent de la fleur assoupie de tes lèvres
Où il déposera le sourire de la Grande Ourse
Et l'oil chaste de l'Etoile aurige de l'arctique
Avant de mettre à ton oreille sa conque infinie
Cueillie sur les plages de l'amour du mendiant
Qui pourra te raconter ses voyages prophétiques
Par-delà le mal et le bien où tout est folie
Où nul n'a voulu l'accompagner dans son naufrage
De peur de se perdre sur les récifs de la honte
Lois avides de fumier de ton aire de vase
Où l'on caresse les chiens et l'on écorche l'ami...
-Ne ferme pas les grilles sur l'enfant et ses songes
Le Sentier est si long au retour aux détours sans Visage...

Autour des vaisseaux qui m'attendaient dans les darses
Langues de glaciers pourries d'arènes et d'attentes
Les eaux étaient amères d'encres et de pieuvres
Pluie d'astres solitaires sèves mortes d'un été
Que le Rocher-du-Paradis vomissait de ses pins
Où croupissaient les plaisirs châtrés de résine
Intimités d'eunuques cris de branches esseulées
Dans une forêt de syllabes sans nom ni chemin...
Et les renards étaient seuls derrière Château-Noir
Ils glapissaient à l'orage parti avec la lune

 

<- ->

Copyright (C) Angelo Venturi 1981-2006 - Est interdite toute reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement écrit de l'auteur. La copie est strictement réservée à l'usage personnel.

Pour de plus amples informations sur l'usage de ces poèmes écrivez à: webmaster@angeloventuri.com.