Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Le mendiant de
l'impossible

Songe d'un
jour d'été

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Symphonie
d'automne

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Loi et
hors-la-loi

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SONGE D'UN JOUR D'ÉTÉ
"Le mendiant de l'impossible"

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Là-haut sur la Dent endeuillée de milans et de soirs
Sombrés dans les puits du Torrent aux sabres de brumes
Couloirs d'incertitudes et fantasmes d'anguilles
Qui répandaient un lait acide de myrrhe et d'oubli
Solitude de l'abîme tourment de mémoires...

- Porte à tes lèvres la conque laissée par l'enfant
Talisman parfumé d'aurores de lave
Et bois à l'infini du Songe qui le hante
Horizons éclatés où planent l'amour et le vent...
Si tu veux t'enivrer de son vin bleui de cristal
Voie lactée de raisins mûris au soleil du désir
Il allumera dans ton corps un torrent d'étoiles
Pour fondre les neiges des hivers de ton âme
Où jaunit le romarin à l'orée du souvenir...
Alors il suspendra aux cornes de ton étable
Les rais délicats d'une lune toute neuve
Et tu seras moins seul à boire le lait d'amandes
Bol rempli de toi et si vide de présence
Sous les sombres amandiers effeuillés de tes mains
Dans la tiédeur du silence foin de nuits pluvieuses
Où rôdent les noctules lourdes d'indifférence...
- Ne jette pas la conque du mendiant qui s'en va
Elle est source de soifs et grange d'océans
Pour traverser le marais cinglant des murènes
Quand tu partiras cueillir la fleur des sargasses
Sur un lit de feu où s'apaisent les joies du couchant...
Là-bas se rejoignent les chemins de nos veines
Mer de branches magiques graminées de l'espace

Tes raisins n'étaient pas encore mûrs pour mes lèvres
Quand je suis parti sur les rails de nulle part

 

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