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SYMPHONIE D'AUTOMNE
(pour piano et orchestre)
de l'impossible
Page 6
Et l'univers sera lavé
De son deuil infini
Du sang d'un enfant
De ses larmes ignorées...
Alors le ciel innocent
Délivrera les nuages
Prisonniers de tes doigts
Et s'il t'arrive un instant
De regarder leur visage
Peut-être tu comprendras
Qu'ils tissent tes regrets
Arabesques solitaires
D'un désert qui s'ignore
D'une porte fermée...
Demain je serai parti
Quand les oiseaux jailliront
Des confins de l'oubli
Des cages de l'aurore
Et reviendront allumer
Chargés de lunes et d'étoiles
Les érables dénudés
Pour l'enfant qui s'est blotti
Dans les charmes du passé
Joies d'une symphonie
Qu'il aimait écouter...
Si tu ne les empêches pas
De fasciner ton regard
L'embraser de liberté
Ils mettront dans tes yeux
Des lampes d'amitié...
Alors tu apprendras
Comme l'enfant qui s'est perdu
Les secrets de l'univers
Et dans ton âme chantera
L'hymne des saisons
La voix de l'immense
Un matin de lumière...
Mais l'enfant sera loin
Quand tu voudras le chercher
Il a perdu le chemin
Et la clé du retour
Inutile de l'appeler
Il ne pourra plus le soir
Revenir t'écouter...
CANTELEU, le 21 janvier 1980
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