Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Odeur de nuits d'algues

Passager
Sans fenêtres
Odeur de nuits d’algues
Chemins de l’âme
Amers de saisons
Ils naviguent dans mes pleurs
Envie de vivre
Le radeau est vaste
Sur le cil de l’aube
Lumière sans ombre
Un arc de feuilles
La vallée des arbres
Il neige sur les illusions
Le soleil est en voyage
La mer s’est habillée d’horizons inconnus
Pêcheurs d’espérances
Foins d’ailes
Bateaux-goélands
Le jour est né
Le chemin attendu
Un visage d’étangs
L’orage court les collines
Chants de huppes dans le Néguev
Sur la grève du matin
La mer s’est perdue
Sur les rives de mon regard
Sentiers de traverse
Hâtez-vous le massacre est commencé
Sous les cerisiers sauvages
Naufrage de l’horizon
Delà les brûlis
Je dessinerai ton visage
Où se perd le désir
J’ai prêté mon regard aux étoiles
La galaxie est ta couverture
Apprivoiser le nulle part
Espace secret
Les branches du matin ont perdu le printemps
Toujours ne peut être demain
Regards


SANS FENÊTRES

J’ai demandé au désert de m’ouvrir ses portes
Le vent a déplacé quelques dunes au bout du visible
Les dromadaires
Paisibles
Ruminent des tessons de lune
Dans l’oued aux mers perdues
Asséchées
Aux mirages de songes
Si réels les soirs d’espérance
Où les roseaux et les herbes hautes
S’habillent
Tendres
De nuages.
Au loin
Un chant d’émotions
De liberté que l’on cherche
D’un fleuve qui attend
D’images qui tremblent
Dansent
Images que je touche
Je prends.
J’ai soif du chant qui m’appelle
Je cours sur sa route.
Etre elle-lui-moi
Je serai le fleuve qui est et devient.
Je veux m’y perdre
Etre quelqu’un
Sans fenêtres
Ni closes ni ouvertes
Où la lumière se pose
Sans se soucier du chemin
Des banalités du soleil qui séduit l’aube
Des arbres qui arrêtent le demain.

Le désert ne se souvient plus de ses portes
Il en a perdu la clé
Il voulait la donner à la mer
Qui
Depuis longtemps
L’a trouvée.

Septembre 2003

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