Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Odeur de nuits d'algues

Passager
Sans fenêtres
Odeur de nuits d’algues
Chemins de l’âme
Amers de saisons
Ils naviguent dans mes pleurs
Envie de vivre
Le radeau est vaste
Sur le cil de l’aube
Lumière sans ombre
Un arc de feuilles
La vallée des arbres
Il neige sur les illusions
Le soleil est en voyage
La mer s’est habillée d’horizons inconnus
Pêcheurs d’espérances
Foins d’ailes
Bateaux-goélands
Le jour est né
Le chemin attendu
Un visage d’étangs
L’orage court les collines
Chants de huppes dans le Néguev
Sur la grève du matin
La mer s’est perdue
Sur les rives de mon regard
Sentiers de traverse
Hâtez-vous le massacre est commencé
Sous les cerisiers sauvages
Naufrage de l’horizon
Delà les brûlis
Je dessinerai ton visage
Où se perd le désir
J’ai prêté mon regard aux étoiles
La galaxie est ta couverture
Apprivoiser le nulle part
Espace secret
Les branches du matin ont perdu le printemps
Toujours ne peut être demain
Regards


TOUJOURS NE PEUT ÊTRE DEMAIN

Courir après l’amour.
Nous sommes toujours sur ses erres
Sur les passées de tous les instants
Où toujours ne peut être demain.
Tu ne voulais pas sourire.
Le fleuve s’en allait.
Il te regardait
Sans savoir
Le trouble de ton regard.
Tu voulais courir
Dans les forêts infinies
Bleues vertes
De ton âme qui attend l’aube.
J’arriverai à midi.
N’aie pas peur.
La nuit ne tombe jamais.
Les loups de la Volga se taisent.

Champs d’icônes et d’herbes
Ilots de joncs
De roseaux
D’eaux profondes.

Ciels qui dérivent.

Le soleil se lave des poussières du jour
Si long
Sur les chemins des rendez-vous qui se cherchent.

Les jours s’aiment.

Chanter dans les forêts
Pour ne pas se sentir seul.
Ecouter les applaudissements des nuages.

Le fleuve arrive à la ville.
Il s’habille de cargos
De grues
De rives de lumières
De soirs sans soirs
De ciels mouillés
De Carélie de trèfles.

Emotions cueillies dans les roseaux
Où la lumière joue tranquille avec l’espoir
Qui espère.

Odeur d’automne.
Senteur du temps
Qui passe lentement au rythme des écluses
Des forêts
Des saisons.

As-tu un sentier qui mène quelque part ?

Rives de peupliers sur la Neva.

Août 2004

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