Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Polyphème
aux troupeaux
de songes

Ta main était dans
la mienne
Le jardin des
orages

Champs de soleils
Pêcheurs de sable
Escaliers pour ce
que l'amour
emporte

Où la parole est
silence

Avant que la neige
ne meure

Delà le chemin
parcouru n'y a-t-il
pas un champ
de blés mûrs

Sur la rive des
matins

En baie d'Along les
soirs et les matins
se parlent d'amour

Liberté-Ophélie
Les chemins
de l'amour
t'appartiennent

J'ai envie de te
boire et te lire

Il y aura toujours
un puit pour
mon âme

Mains en exil
Saison verte
La marée des soifs
s'en va

Un puit oublié
Je ne sais que
l'amour attendu
Odeurs du vent
du nord

Radeaux
Sur le sentier
du large

Un peso d'argent
Polyphème aux
troupeaux
de songes

Poètes de passage
L'inattendu vient
Chemins
Le sourire a le
même chemin
sur vos lèvres

A la suite des
oiseaux que les
saisons appellent

Le vent de l'ombre
Votre sang se
répand sur
mon âme

Condamné à
espérer

Virage
Concile des pleines
lunes

Confusion de
crépuscules

La porte de Gorée
Le temps n'a pas
de visage

Chuchotement
d'ailes et caresses
non dites

La chasse aux
étoiles

Où la solitude a ses
rencontres

Feulements
d'aventure

Qui redonnera la
voix aux matins

Cri


CONDAMNÉ À ESPÉRER


Quand je me suis trouvé devant les haies de l'enfance
J'ai senti que la plaine m'attendait .
Il y avait un vent nouveau
Tendre
Au bout des branches du saule .
Il était à un virage de la route
Là où mon âme s'était arrêtée .
Je savais que la plaine m'attendait
Elle ne m'a jamais renié .
Sur ses genoux elle avait un printemps à peine né .
Il m'a souri
Naïf
De ses yeux verts de blé .
Elle me l'a tendu .
Je l'ai pris dans mes bras .
Son regard m'a condamné à espérer .
La saison des pluies était loin .
Les gouttières étaient sèches et les arbres nus .
Les abeilles étaient devenues folles
En attendant la promesse de nectar frais .
Les oiseaux du soir
Jouaient avec les secrets possibles
Autour de nids oubliés
Perdus
Retrouvés .
Ce fut un matin sans mirages
Qui tua l'hiver
D'un coup net
Sur le talus du voyage .
Je ne peux oublier
Le cri
Infini
De la solitude déchirée
Sans visage .
Au loin le désert parle .
Il empêche de dormir .
Sa voix est insistante .
Il est toujours aux portes de l'être .
Comment résister
Et ... ne pas renaître .



Février 1998

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