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à Kolja
Celui qui n'espère pas
n'atteindra pas l'inespéré.
(Héraclite)
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Le noir, le titanesque de la création contemple, de son oil unique, la masse
mouvante de nos songes.
Il nous faudra retrouver la vision frontale de l'unité pour être à nouveau
les maîtres du tonnerre, de l'éclair, de la foudre et de l'immensément
émotionnel.
Il y aussi la possibilité de plonger dans la poésie d'Angelo Venturi,
poète universel dans sa démarche, absolu dans ses désirs, éternel dans ses
espoirs.
Apollinaire chantait la "joie d'errer et le plaisir d'en mourir".
Les errances dangereuses du poète de Polyphème, au-delà du banal, du commun,
sont aussi d'infinies et paradoxales sources de joie, de plaisir et de mort.
Elles mènent le créateur sur le sentier des angoisses intérieures, de la
fragilité d'espoirs invaincus, de la conscience instinctive des douleurs du
monde.
Dans le magma des sensations, dans la quête violente, inépuisable de
l'autre, aimé, redouté, sublimé, la poésie d'Angelo Venturi a su prendre vie
pour le bonheur des grandes âmes.
Vers la liberté, vers l'amour, l'insoumission est obligatoire, la
sincérité est totale.
Et si "le tempe n'a pas de visage", la poésie d'Angelo Venturi en
a un: celui de l'immortel éphémère, de l'immense et du vrai. (L.L. Pascal)
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