Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
Accueil | Livre d'Or | Biographie | Ecrivez à Angelo

Polyphème
aux troupeaux
de songes

Ta main était dans
la mienne
Le jardin des
orages

Champs de soleils
Pêcheurs de sable
Escaliers pour ce
que l'amour
emporte

Où la parole est
silence

Avant que la neige
ne meure

Delà le chemin
parcouru n'y a-t-il
pas un champ
de blés mûrs

Sur la rive des
matins

En baie d'Along les
soirs et les matins
se parlent d'amour

Liberté-Ophélie
Les chemins
de l'amour
t'appartiennent

J'ai envie de te
boire et te lire

Il y aura toujours
un puit pour
mon âme

Mains en exil
Saison verte
La marée des soifs
s'en va

Un puit oublié
Je ne sais que
l'amour attendu
Odeurs du vent
du nord

Radeaux
Sur le sentier
du large

Un peso d'argent
Polyphème aux
troupeaux
de songes

Poètes de passage
L'inattendu vient
Chemins
Le sourire a le
même chemin
sur vos lèvres

A la suite des
oiseaux que les
saisons appellent

Le vent de l'ombre
Votre sang se
répand sur
mon âme

Condamné à
espérer

Virage
Concile des pleines
lunes

Confusion de
crépuscules

La porte de Gorée
Le temps n'a pas
de visage

Chuchotement
d'ailes et caresses
non dites

La chasse aux
étoiles

Où la solitude a ses
rencontres

Feulements
d'aventure

Qui redonnera la
voix aux matins

Cri


VOTRE SANG SE RÉPAND SUR MON ÂME

à tous ceux qui ont mis le pied sur
les reliquaires de la mort.

Théorie d'enfants
Danses
Rires
Chants.
Ils s'en vont jouer avec les dieux
Là-bas
Dans les arbres
A la lisière des champs.
Les dieux sont en marbre.
Ils ont des branches dans les jambes
Des lianes sur les lèvres
Des racines autour des hanches.
Leurs bras
Leurs corps
Sont sculptés en danse
Danse des matins
Des soirs
Danse du temps
Où jouent la lumière
L'ombre
Les rires des enfants

Soudain
-Qui pouvait voir
Imaginer
Croire
La cruauté du chemin ?-
Soudain-soudain-soudain
Sous les feuilles et les pieds des enfants
Eclate-éclate-éclate
L'orage
Caché
Comprimé
Enfoui dans un reliquaire d'éclairs et de foudres
Reliquaire des lâchetés
Inventées
Programmées
Par les coeurs morts
Où jouit le tueur de printemps.
Stupeur
Frayeur
Douleur
Jambes-bras-pieds-branches
S'envolent
Avec le sang
Le marbre
Et tombent
En larmes
A la lisière des champs.

Le monde entier pleure les dieux
Leurs bras cassés
Leur marbre.
Qui pleure les enfants ?
Ont-ils encore une mère
Sur les chemins des lâchetés
Les chemins où l'on meurt
Où se fane le vent ?
Mes enfants
Danses
Rires
Chants
Blessés
Mutilés
Votre sang se répand sur mon âme
Avec tous les matins
Tous les midis
Tous les soirs qui ont peur.
Je suis votre mère
Et je pleure.

Février 1998

<- ->

Copyright (C) Angelo Venturi 1998-2006 - Est interdite toute reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement écrit de l'auteur. La copie est strictement réservée à l'usage personnel.

Pour de plus amples informations sur l'usage de ces poèmes écrivez à: webmaster@angeloventuri.com.