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A mes filles,
Judith et Sarah,
.................C'est Pothos, cher ami,
qui me détruit, lui qui vainc tout...
(ARCHILOQUE) |
Voici la cantilène des " jours et des saisons "; des pas perdus,
des " pas inutiles " entre l'attente et la présence. Cette attente,
liée à la rêverie, confronte le poète avec la Nature où se poursuit
l'écoute dans le matin de mythes et de légendes.
Et voici le poète en bord de mer, parmi les fleurs des champs, sous le soleil
ou les orages, ou même la nuit, quand le chant du rossignol prétend que
l'amour est toujours là.
Ici, la sensibilité se déploie en de très simples et émouvants lieds d'une
belle intensité. De fortes notations lyriques sont éprouvées qui donnent à
cette oeuvre de réflexion, de culture et de conviction douloureuse, un ancrage
vrai dans la mémoire et dans la chair.
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