Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
Accueil | Livre d'Or | Biographie | Ecrivez à Angelo

Rets aux nuages

Danses des infinitudes
Sous les aisselles
de la sagesse

Un train doit arriver
Caresse qui
voudrait se dire

Le soleil s’est pendu
La clé de l’enfant
Le bistrot de
la solitude

Tu arriveras
Ailes éclamées
Les dunes chantent
Tu seras toujours dans mes désirs
Les saisons m’appellent
Parallèles
L’aube ne m’a
pas oublié

Dans l’œil du faucon
Les pêchers fleuriront au matin
Soir
Rive aux espoirs
Pénombres
Bidonville à Djakarta
La plage des
lunes perdues

Musique en bandoulière
Sous l’arbre aux branches de vent
Quel est ton nom?
Les roseaux de l’éphémère
Dans la rue
Caresser l’intimité
du silence

Je n’apprendrai jamais à fermer
les yeux

Habitant de l’horizon
L’amour est passé par là
Les arbres reviennent
Le val perdu
Le fleuve s’en va
Incendie
Mélancolie
Avant que la marée ne monte
Demain
L’autre rive
Oiseaux couleur
de vent

Soif de lumière
Silence d’une lune sur la neige


L’AUBE NE M’A PAS OUBLIÉ

Rails sans fin
Bordés d’arbres
D’herbes amères
Trop rouillées pour faire espérer.
Envie insurmontable de dérailler.
Galop d’un cheval sans horizon.
La plaine n’a plus de rives.
Un grillon chante sa joie de vivre.
La nuit est si proche
Si tiède
L’on voudrait s’y perdre.
La mer
Invisible
Chante des mots inconnus
Amis des songes.
Feuilles jaunies dans mon regard qui attend.
Espoir fous
Sur les chemins de voiles blanches
D’ailes peintes d’arcs-en-ciel
De rendez-vous d’yeux-matins.
Rails
Chemin sûr
Sans âme
Les trains arrivent
Sifflent
Repartent.
L’amour est-il quelque part ?
Il ouvre une portière
Il descend
Il s’enfuit à la gare de nulle part.
Qui va à sa rencontre ?
Il n’attend pas.
La pluie peint des sourires.
Les rails n’en veulent pas.
Leurs lèvres sont trop serrées
Trop sèches
Immuables
Clouées.
La poussière des sentiers
Où se promène l’été
Parle le soir à la rosée des herbes folles oubliées.
Refaire le chemin de jadis.
Te chercher.
Tu n’es plus là.
Les trains sont passés
Ils ne reviendront pas.
Le printemps avait des rails inconnus
Profonds
Dans les sillons de mes champs
Où souriaient les blés.
Les oiseaux les ont cherchés.
Ils les ont chantés.
Les fourrés étaient pleins de voix.
Je ne savais plus où aller.
La huppe de mars et de mai m’a donné le chemin.
Je n’ai plus cherché.
Les rails sont toujours là.
J’attends.
L’aube ne m’a pas oublié.

Octobre-novembre 2002

<- ->

Copyright (C) Angelo Venturi 2002-2006 - Est interdite toute reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement écrit de l'auteur. La copie est strictement réservée à l'usage personnel.

Pour de plus amples informations sur l'usage de ces poèmes écrivez à: webmaster@angeloventuri.com.