Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
Accueil | Livre d'Or | Biographie | Ecrivez à Angelo

Rets aux nuages

Danses des infinitudes
Sous les aisselles
de la sagesse

Un train doit arriver
Caresse qui
voudrait se dire

Le soleil s’est pendu
La clé de l’enfant
Le bistrot de
la solitude

Tu arriveras
Ailes éclamées
Les dunes chantent
Tu seras toujours dans mes désirs
Les saisons m’appellent
Parallèles
L’aube ne m’a
pas oublié

Dans l’œil du faucon
Les pêchers fleuriront au matin
Soir
Rive aux espoirs
Pénombres
Bidonville à Djakarta
La plage des
lunes perdues

Musique en bandoulière
Sous l’arbre aux branches de vent
Quel est ton nom?
Les roseaux de l’éphémère
Dans la rue
Caresser l’intimité
du silence

Je n’apprendrai jamais à fermer
les yeux

Habitant de l’horizon
L’amour est passé par là
Les arbres reviennent
Le val perdu
Le fleuve s’en va
Incendie
Mélancolie
Avant que la marée ne monte
Demain
L’autre rive
Oiseaux couleur
de vent

Soif de lumière
Silence d’une lune sur la neige


L’AUTRE RIVE

Les gens passent sur l’autre rive.
Je les vois sourire.
Les nuages sont ensoleillés.
Un rassemblement de coquelicots et de mauves.
Ils rougissent l’horizon
Les loriots dans les cerisiers.
Pétales de coquelicots sur l’espoir
Neige de sang
Sur les croisements aux mains ouvertes
Ils savent où ils vont
Et les oiseaux n’ont pas encore d’ailes.
Dans les graals
Ciboires de solitudes
Que boivent
Doucement
Les lointains sans ombre
Assoiffés de prairies
D’étangs de fraîcheur
La lumière se regarde chaque jour
Dans le miroir de ses songes.
Les gens passent sur l’autre rive.
Il ne faut pas attendre qu’ils reviennent.
Les ruches se taisent.
Le couchant n’en finit pas de se coucher.
Les nuages se remplissent d’images oubliées.
Le soir
Sur les chemins des seigles et des grillons perdus
M’a donné sa douceur
Et les attentes de sa nuit.

A l’aube je traverserai le fleuve.

Mai 2003

<- ->

Copyright (C) Angelo Venturi 2003-2006 - Est interdite toute reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement écrit de l'auteur. La copie est strictement réservée à l'usage personnel.

Pour de plus amples informations sur l'usage de ces poèmes écrivez à: webmaster@angeloventuri.com.