Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Rets aux nuages

Danses des infinitudes
Sous les aisselles
de la sagesse

Un train doit arriver
Caresse qui
voudrait se dire

Le soleil s’est pendu
La clé de l’enfant
Le bistrot de
la solitude

Tu arriveras
Ailes éclamées
Les dunes chantent
Tu seras toujours dans mes désirs
Les saisons m’appellent
Parallèles
L’aube ne m’a
pas oublié

Dans l’œil du faucon
Les pêchers fleuriront au matin
Soir
Rive aux espoirs
Pénombres
Bidonville à Djakarta
La plage des
lunes perdues

Musique en bandoulière
Sous l’arbre aux branches de vent
Quel est ton nom?
Les roseaux de l’éphémère
Dans la rue
Caresser l’intimité
du silence

Je n’apprendrai jamais à fermer
les yeux

Habitant de l’horizon
L’amour est passé par là
Les arbres reviennent
Le val perdu
Le fleuve s’en va
Incendie
Mélancolie
Avant que la marée ne monte
Demain
L’autre rive
Oiseaux couleur
de vent

Soif de lumière
Silence d’une lune sur la neige


BIDONVILLE À DJAKARTA

aux cités de planches et de cartons

Du haut de mon étage
Très haut
Je regarde la nuit s’étendre sur vos maisons
Si basses
Si ouvertes au vent
Si étroites à l’espoir
Où la faim s’assoit à l’heure de midi
Au désir du soir.
J’entends venir de loin
Très loin
Plus loin que les saisons
Le cheval du songe aux ailes de cerfs-volants
Qui emporte vos pas
Etouffe vos cris
Derrière des murs béants
Sans toits
Incendiés par le soleil humide des couchants.
Je vous sens respirer
Soupirer
Chercher dans le noir la lumière du sourire
De ceux que vous aimez.
Je viens devant vos portes
Je frappe avec la main de mes tendresses
Si brûlantes dans mon regard
Et j’entre m’asseoir près de vos attentes
M’étendre près de vos soifs
Vous prendre dans mes bras
Embrasser vos fronts
Vos yeux
Vos lèvres gercées par ce qui n’arrive jamais
Et est toujours sur le point d’arriver
Et je lancerai des brassées d’herbe de lumière
A travers les ouvertures de vos toits.
Alors
Pour nos désirs
Notre amour
Nos chemins
Nos quêtes
Nos espoirs
Ce sera l’aube du départ
Sur les grands voiliers du songe
Dans le vieux port de Djakarta.

Novembre 2002

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