Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Rets aux nuages

Danses des infinitudes
Sous les aisselles
de la sagesse

Un train doit arriver
Caresse qui
voudrait se dire

Le soleil s’est pendu
La clé de l’enfant
Le bistrot de
la solitude

Tu arriveras
Ailes éclamées
Les dunes chantent
Tu seras toujours dans mes désirs
Les saisons m’appellent
Parallèles
L’aube ne m’a
pas oublié

Dans l’œil du faucon
Les pêchers fleuriront au matin
Soir
Rive aux espoirs
Pénombres
Bidonville à Djakarta
La plage des
lunes perdues

Musique en bandoulière
Sous l’arbre aux branches de vent
Quel est ton nom?
Les roseaux de l’éphémère
Dans la rue
Caresser l’intimité
du silence

Je n’apprendrai jamais à fermer
les yeux

Habitant de l’horizon
L’amour est passé par là
Les arbres reviennent
Le val perdu
Le fleuve s’en va
Incendie
Mélancolie
Avant que la marée ne monte
Demain
L’autre rive
Oiseaux couleur
de vent

Soif de lumière
Silence d’une lune sur la neige


SOIF DE LUMIÈRE

aux temples jaïns
de Ranakpur

L’ombre des oies des neiges
Caresse l’aube de la plaine.
Les phares n’ont plus d’amers.
Saurai-je où aller ?

J’ai soif de lumière.

Deux arbres inséparables
Sur des rives qui se séparent.
Estuaire d’un fleuve qui n’arrive jamais.
Mythe de bateaux perdus sur les routes du désir
De rives inconnues de l’amour
Où les oiseaux de toutes les mers se donnent rendez-vous.

J’ai soif de lumière.

Je partirai d’Udaipur
La Ville Blanche des princes du soleil et de l’aurore
Amoureux de moussons et de nuages.
Je traverserai la forêt des tigres et panthères
Qui aiment se désaltérer de crépuscules
Aux points d’eau du mystère.

J’ai soif de lumière.

Avec des grappes de cigales
Assoiffées d’incandescence
J’arriverai à Ranakpur
Au temple d’Adinath aux yeux miroir
Et de ses marches je m’envolerai
D’entre les coupoles ouvertes
Légères
Immenses
D’entre les 1444 colonnes de marbre blanc
Habitées de lumière
Et mon âme sera bue par le naufrage de l’espace
L’émerveillement de l’enfant
Le chemin sans fin

Etourdi
Ivre
Je serai lumière.

Le désert du Thar m’a dit quelques mots de quartz
Cobalt
Sable doré.

Juin 2003

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