Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Rets aux nuages

Danses des infinitudes
Sous les aisselles
de la sagesse

Un train doit arriver
Caresse qui
voudrait se dire

Le soleil s’est pendu
La clé de l’enfant
Le bistrot de
la solitude

Tu arriveras
Ailes éclamées
Les dunes chantent
Tu seras toujours dans mes désirs
Les saisons m’appellent
Parallèles
L’aube ne m’a
pas oublié

Dans l’œil du faucon
Les pêchers fleuriront au matin
Soir
Rive aux espoirs
Pénombres
Bidonville à Djakarta
La plage des
lunes perdues

Musique en bandoulière
Sous l’arbre aux branches de vent
Quel est ton nom?
Les roseaux de l’éphémère
Dans la rue
Caresser l’intimité
du silence

Je n’apprendrai jamais à fermer
les yeux

Habitant de l’horizon
L’amour est passé par là
Les arbres reviennent
Le val perdu
Le fleuve s’en va
Incendie
Mélancolie
Avant que la marée ne monte
Demain
L’autre rive
Oiseaux couleur
de vent

Soif de lumière
Silence d’une lune sur la neige


UN TRAIN DOIT ARRIVER

Un voyage entre le bien et le mal.
Une partie d’échecs.
Où finira-t-elle ?
Peut-être sur les rives d’un fleuve inventé.
Qui la gagnera ?
Le maître de l’eau qui coule quelque part.
Mais pourquoi vouloir laver le passé
Le présent ?
Le futur viendra
L’important c’est de le voir venir.
Est-il sur ton chemin ?
Dans la plaine
La neige
L’hiver
Une lune chauve.
Les matins viennent
Ils ne se plaignent pas des brumes
Ils croient à la lumière.
Un voyage entre le bien et le mal.
La route sera longue
Elle peut tomber malade.
J’irai la soigner avec mes blessures
Mes mains en sang
Mon âme enneigée.
Il est un feu inventé quelque part.
L’accordéon pleure
Tu ne peux pas ne pas l’entendre
Il pleure les fleurs de mon enfance
Les fleurs du bien et du mal
Avec des notes de phasmes et de phalènes
De papillons éclos au matin.
Je ne voudrais pas l’entendre.
Un train doit arriver.
Je l’attends depuis longtemps
C’est le train de la source fraîche
Delà le bien et le mal
Delà la mort qui vient tous les jours.
Ce train tu ne l’entends pas arriver
Il n’arrive jamais quand tu veux
Où tu veux.
Je dois partir.

Juillet 2002

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