Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Vanner le sable et le vent

Le ciel s'est mis à crier
Chants de lumière
Traverser le pont
Principes
Derrière la haie
Mots fragiles
Un soleil de sable
Evasions
Tout en haut du mur
La fête de l'été
Dehors il fait froid
La liberté est ailleurs
Poussière d'aurores et de crépuscules
Les grues passeront ce soir
Auschwitz
Une poignée de vie
S'asseoir devant l'inarrivable
Regard à l'horizon
Été de pleines lunes bien mûres
Sur la grève du lointain
Figuiers en espoir
Agonie de l'âme qui cherche
En écoutant Hamlet
Désert fleuri de genêts d'étoiles
Chemin d'obsidienne
Horizon d'acacias en fuite
Rythmes du silence
Infinitudes
Un oiseau dans un piège
Un banc de sable
Demain l'oubli


CHEMIN D’OBSIDIENNE

Collines bleues traversées d’une voile blanche
Celle du retour
Celle qui sait l’ailleurs
Celle de tous les chemins.

La lune n’est pas fiable
La nuit est dense
Le brouillard aime le nulle part
Le partout de l’âme.

Le temps.
Ne pas savoir.
Qu’ai-je fait du temps ?
Le mien ?
Celui que personne ne peut vivre à ma place ?
Je n’entends pas son bonjour.
Me dira-t-il au revoir ?

Les grenouilles coassent sur le temps.

Les oiseaux attendent l’aube.

Rien n’est acquis d’avance
L’on peut toujours trébucher
Tomber
Est-ce la délivrance
De soi ?

Le temps s’est perdu derrière la porte du passé
Il cherche la fenêtre du futur
Il veut échapper au temps.

Nostalgie
Mélancolie
Le chant avance
Eblouit le ciel
Les cœurs espèrent
Le désir éclaire l’amour
Le temps s’échoue sur le flanc d’un bateau
Echoué
Candélabre éteint d’un jour qui ne passe pas.
Vagues de goélands à la dérive.
Hommes-oiseaux sur un chemin d’obsidienne.
Oiseaux en exil.
La fenêtre est close.
Qui me dira le vent
La cire des abeilles
Les lacs gelés des oies sauvages ?

Le soleil
Nu
Se lève avec  le temps.

Les herbes des falaises
Fraient avec  la lande
Avec le vent.

J’attends.

Juin 2005

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