Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
Accueil | Livre d'Or | Biographie | Ecrivez à Angelo

Villes bâties
par le vent

Sur les sentiers de
la pleine lune

Tout en haut
du matin

Il n'est jamais
trop loin l'infini

La table des
restes

Pluie de silences
L'orage et
l'enfant

Le silence
des loriots

Plaine, ma mère
J'ai envie de vivre
Courir vers
les arbres

Je m'en suis allé
guetter le
printemps

INSTANTS D'UN FUTUR

I Te raconter
au matin
II Tourment
qui veille
III Sur la route
de Chitral
IV Aucune porte
ne sera close
V Le seuil à
franchir
VI Je me suis
mis à écouter
le fleuve
VII Les
présences...
qu'on invente
VIII Assis sur les
marches de
ma tendresse
IX Traverseras-tu
la rivière ?
X Le vent des
caresses
XI L'aire où
l'enfance
grandira
XII Le désir
courait plus
viteque l'infini

Je voudrais
retenir le temps

Derrière l'appel
des cormorans

Navire chargé
d'amours rares

La ville bâtie
par le vent

Villes Bâties Par Le Vent

A Don Archimede Maestri
qui le premier, m'a ouvert
les portes du savoir




Mais jusqu'au bout pourtant
l'espérance nous porte.
(Eschyle)

Dans ce recueil l'amour est partout, avec sa soif de réciprocité dans l'amour de l'autre. La Nature, nue de toute comparaison, est là pour dire et vivre cette quête qui doit conduire à la plénitude.
De la plaine de l'enfance jusqu'aux vallées secrètes de l'Himalaya, monte le refus du désespoir, malgré "les présences qu'on invente" pour parvenir à la réalité de ces "instants" futurs qui exigent de traverser le pont d'un présent fait d'absence. Après avoir "ramassé les pièges aux espoirs", le poète attend "la nouvelle saison des amours" et implore: "Ne m'envoyez pas arroser l'arbre de l'absence".
L'adieu à l'ami du désert n'empêche pas l'appel ardent de l'être aimé, sans lequel la vie n'aurait plus de sens. Poussé par le "désir vêtu de fièvre" le poète part à la recherche de l'autre: itinéraire et course spirituels avec ses départs, ses voyages-prétexte, ses "villes bâties par le vent" où l'on est à l'affût d'une "fenêtre qui s'ouvre" et où l'infini est toujours à la portée de la soif qui aspire à l'apaisement.
"Sur la route de Chitral", en bord de mer d'Oman et sur les berges de l'Indus on entend crier: "Avez-vous vu passer mon amour ?". Et l'auter croit l'entrevoir et le reconnaître. Alors retentit son nom, tandis que le silence se met à "parler sur les lèvres de la lùmiere" dans "la nuit où tout se perd, même l'immense".
Après avoir retenu le temps "pour se nourrir d'infini" et s'être invité à bord du navire"chargé d'amours rares" qui pénètre dans le Bosphore, le poète est récompensé par la vision de "la ville bâtie par le vent", "aimée du désert", qui n'apparaît qu'à "ceux qui s'aiment" et que plus rien ne sépare, "même pas l'espérance".

Copyright (C) Angelo Venturi 2006 - Est interdite toute reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement écrit de l'auteur. La copie est strictement réservée à l'usage personnel.

Pour de plus amples informations sur l'usage de ces poèmes écrivez à: webmaster@angeloventuri.com.