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A Don Archimede Maestri
qui le premier, m'a ouvert
les portes du savoir
Mais jusqu'au bout pourtant
l'espérance nous porte.
(Eschyle)
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Dans ce recueil l'amour est partout, avec sa soif de
réciprocité dans l'amour de l'autre. La Nature, nue de toute comparaison, est
là pour dire et vivre cette quête qui doit conduire à la plénitude.
De la plaine de l'enfance jusqu'aux vallées secrètes de l'Himalaya, monte le
refus du désespoir, malgré "les présences qu'on invente" pour
parvenir à la réalité de ces "instants" futurs qui exigent de
traverser le pont d'un présent fait d'absence. Après avoir "ramassé les
pièges aux espoirs", le poète attend "la nouvelle saison des
amours" et implore: "Ne m'envoyez pas arroser l'arbre de
l'absence".
L'adieu à l'ami du désert n'empêche pas l'appel ardent de l'être aimé, sans
lequel la vie n'aurait plus de sens. Poussé par le "désir vêtu de
fièvre" le poète part à la recherche de l'autre: itinéraire et course
spirituels avec ses départs, ses voyages-prétexte, ses "villes bâties
par le vent" où l'on est à l'affût d'une "fenêtre qui
s'ouvre" et où l'infini est toujours à la portée de la soif qui aspire
à l'apaisement.
"Sur la route de Chitral", en bord de mer d'Oman et sur les berges de
l'Indus on entend crier: "Avez-vous vu passer mon amour ?". Et l'auter
croit l'entrevoir et le reconnaître. Alors retentit son nom, tandis que le
silence se met à "parler sur les lèvres de la lùmiere" dans
"la nuit où tout se perd, même l'immense".
Après avoir retenu le temps "pour se nourrir d'infini" et s'être
invité à bord du navire"chargé d'amours rares" qui pénètre dans
le Bosphore, le poète est récompensé par la vision de "la ville bâtie
par le vent", "aimée du désert", qui n'apparaît qu'à
"ceux qui s'aiment" et que plus rien ne sépare, "même pas
l'espérance".
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