Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
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Villes bâties
par le vent

Sur les sentiers de
la pleine lune

Tout en haut
du matin

Il n'est jamais
trop loin l'infini

La table des
restes

Pluie de silences
L'orage et
l'enfant

Le silence
des loriots

Plaine, ma mère
J'ai envie de vivre
Courir vers
les arbres

Je m'en suis allé
guetter le
printemps

INSTANTS D'UN FUTUR

I Te raconter
au matin
II Tourment
qui veille
III Sur la route
de Chitral
IV Aucune porte
ne sera close
V Le seuil à
franchir
VI Je me suis
mis à écouter
le fleuve
VII Les
présences...
qu'on invente
VIII Assis sur les
marches de
ma tendresse
IX Traverseras-tu
la rivière ?
X Le vent des
caresses
XI L'aire où
l'enfance
grandira
XII Le désir
courait plus
viteque l'infini

Je voudrais
retenir le temps

Derrière l'appel
des cormorans

Navire chargé
d'amours rares

La ville bâtie
par le vent


INSTANTS D'UN FUTUR
QUI TRAVERSE
LE PONT DU PRÉSENT
(En remontant l'Indus jusqu'à l'Himalaya)

VII - Les présences... qu'on invente

Il y a des ombres de soleil sur la route.
Dans mon espoir
Le vent
Agite
Quelque part
Les volets usés d'attentes closes.
L'oubli n'a pu s'asseoir sur les rives de l'Indus
Aux portes de Lahore.
Si tu sais écouter l'infini
Tu pourras entendre
Au fond de la nuit
Chevaucher
Alexandre
Avec les doux visages de Gandhara
Et le fleuve te racontera ses amours
Dans les jardins
Secrets
Des 99 coupoles des noms d'Allah
Où j'ai cru t'entrevoir
Tant de fois
Parmi les iris
Et les lis
Et sous l'arbre du désir
Et dans le chagrin du vent qui court tout seul
Et dans les chants inventés par les soirs de jadis. Mais les yeux étaient absents
Et les banians immenses m'ont vu me perdre
Dans les 99 printemps de tes promesses
Où chantent les paons de l'enfance
Et les portes qui s'ouvrent
Et le rire du silence
Malgré les hivers
Malgré les étés
Malgré toutes les présences
...Qu'on invente.

Juin 1995

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