Le mendiant de l'impossible Saisons de Pothos Voyage sans escale Villes bâties par le vent Polyphème aux troupeaux de songes Jeux en liberté fragile Les gares de la haute mer Odeur de nuits d'algues
La plaine des songes Rive aux attentes L'infini ne sait plus où aller Fleuves A la lisière de l'autre Rets aux nuages Vanner le sable et le vent
Madadayo
Accueil | Livre d'Or | Biographie | Ecrivez à Angelo

Villes bâties
par le vent

Sur les sentiers de
la pleine lune

Tout en haut
du matin

Il n'est jamais
trop loin l'infini

La table des
restes

Pluie de silences
L'orage et
l'enfant

Le silence
des loriots

Plaine, ma mère
J'ai envie de vivre
Courir vers
les arbres

Je m'en suis allé
guetter le
printemps

INSTANTS D'UN FUTUR

I Te raconter
au matin
II Tourment
qui veille
III Sur la route
de Chitral
IV Aucune porte
ne sera close
V Le seuil à
franchir
VI Je me suis
mis à écouter
le fleuve
VII Les
présences...
qu'on invente
VIII Assis sur les
marches de
ma tendresse
IX Traverseras-tu
la rivière ?
X Le vent des
caresses
XI L'aire où
l'enfance
grandira
XII Le désir
courait plus
viteque l'infini

Je voudrais
retenir le temps

Derrière l'appel
des cormorans

Navire chargé
d'amours rares

La ville bâtie
par le vent


INSTANTS D'UN FUTUR
QUI TRAVERSE
LE PONT DU PRÉSENT
(En remontant l'Indus jusqu'à l'Himalaya)

VIII - Assis sur les marches de ma tendresse

Derrière l'infini
Diffus
De la nuit,
Avec la plainte
Douce
Des fragrances
Assoiffées
Des jardins endormis,
J'ai pénétré la ville
Lahore mère
Jusqu'au cri
Contenu
De vierges mosquées
Fières de plaisir
Fécondées
Dans les lointains d'eau
La course des étoiles
Le vert des rosées
Par l'attente
Impatiente
Des minarets.
Assis sur les marches de ma tendresse
Lavé par la mousson
J'ai cru te voir prier
Les mains tendues
Sur un tapis de poèmes
Vêtu d'un jardin
Inconnu
Et... partir
Transparent
Nu
Sur le cheval blanc de Krishna
Parmi les zébus et les buffles
Et la danse des minarets et les coupoles de nacre
Delà les montagnes
Les plus hautes
Delà l'horizon des champs de tabac
Vers les rochers de Chilas
Où se reposaient
Avec les marchands
Les pèlerins de Siddharta.
Là-bas
Près de ses sources
L'Indus avait déjà herbé sur sa rive
Aidé par l'amour d'un espoir
Une maison
Des chèvres égarées
Des chiens qui couraient après la pleine lune
Une lampe dans les arbres
Les appels
Joyeux
D'enfants qui jouaient avec ma voix de jadis
Et... cette senteur
Si familière
Des jeunes maïs.
J'ai su
Plus tard
Par le courant du fleuve
Que ton sourire
Passé par là
Y avait préparé une place
Pour mon désir.

Juin 1995

<- ->

Copyright (C) Angelo Venturi 1995-2006 - Est interdite toute reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement écrit de l'auteur. La copie est strictement réservée à l'usage personnel.

Pour de plus amples informations sur l'usage de ces poèmes écrivez à: webmaster@angeloventuri.com.